Bessières: Ils cambriolent une banque en passant par un tunnel et les égouts

BANQUE Cent coffres ont été ouverts durant le week-end...

Béatrice Colin
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Une agence Crédit Agricole.
Une agence Crédit Agricole. — Eric Piermont afp.com

Ce n’est pas le Casse du siècle, mais Albert Spaggiari a dû inspirer les auteurs du braquage de l’agence bancaire Crédit Agricole de Bessières durant le week-end. Comme les voleurs de la Société Générale de Nice en 1976, pour accéder à la salle des coffres, ils ont creusé une galerie depuis les canalisations. Une opération qui a dû être menée entre samedi après-midi et mardi matin, l’agence étant fermée le lundi.

Problème de télésurveillance

«On a découvert en fin de matinée que la salle située au sous-sol avait été visitée. Une centaine de coffres ont été ouverts», a indiqué mardi Michel Valet, le procureur de la République. On ne connaît pas le montant du préjudice et si le butin comprend le montant du coffre de l’agence.

Des spéléologues et des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie ont travaillé toute la journée sur les lieux. Si en 1976, l’agence de Nice n’était pas équipée d’un système d’alarme, celle de Bessières a un dispositif de télésurveillance. Qui a priori n’a pas fonctionné. Les incendies volontaires des centraux téléphoniques de Bessières et Villemur dans la nuit de samedi à dimanche pourraient ne pas être étrangers à ce défaut de détection. Si des milliers d’abonnés ont été privés de réseau téléphonique et d’Internet, la banque aussi.

«Ne pas se poser la question du lien entre les deux affaires ne serait pas raisonnable quand on considère la concomitance des faits et leurs localisations», avance le procureur. Et les inscriptions retrouvées sur les lieux des incendies, évoquant le Comité d’action viticole en colère, pourraient n’être finalement qu’une diversion.