Trafic d'armes: 57 personnes interpellées dans toute la France

ENQUÊTE Parmi elles, «49 ont été placées en garde à vue et de nombreuses armes à feu ont été saisies», a expliqué une source proche de l'enquête...

B.D. avec AFP

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Photographie prise le 30 janvier 2012 d'une Kalachnikov saisie à Marseille.
Photographie prise le 30 janvier 2012 d'une Kalachnikov saisie à Marseille. — AFP PHOTO / BORIS HORVAT

Cinquante-sept personnes ont été interpellées ce mardi matin sur tout le territoire français dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes, lors d'une opération menée par 350 gendarmes, a appris l'AFP de source proche de l'enquête.

«Parmi les 57 personnes interpellées, 49 ont été placées en garde à vue et de nombreuses armes à feu ont été saisies», a expliqué cette source. «Ces personnes sont soupçonnées d'être les clients d'une filière d'importation d'armes de collection et de guerre en provenance notamment des pays de l'Est», a-t-elle ajouté. L'enquête aurait permis de révéler plus de 1.500 transactions illégales.

Vente sur Internet

Parmi les armes revendues figurent des pistolets automatiques 9 mm Glock du même type que ceux utilisés par les services de police français, des armes de guerre de type kalachnikov, des armes de collection de la Seconde Guerre mondiale, des munitions ou de simples pièces détachées.

Cette vaste opération s'est déroulée sur plusieurs sites notamment en Île-de-France, dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur et en Corse. Elle visait essentiellement la clientèle et non pas l'organisation du trafic. Les investigations sont en effet parties de l'interception par les services des douanes d'un colis contenant des armes et de la mise en cause d'un armurier de l'Aude dans cette filière en 2012.

«Le trafiquant présumé revendait à des clients sans bien savoir à qui il revendait. Cela pouvait être des particuliers, des collectionneurs, voire des chasseurs», a indiqué une source proche de l'enquête. «A priori, son intérêt était purement financier. Il achetait, et faisait une plus-valule à la revente. Mais il peut aussi y avoir eu parmi ses clients des gens appartenant au grand banditisme, notamment parmi les personnes interpellées en Corse, en Ile-de-France ou en Languedoc-Roussillon.»