Chanteloup-les-Vignes: Nuit de tensions après des échauffourées entre policiers et jeunes

SOCIETE A la suite d'une tentative d'interpellation dans une cité de Chanteloup-les-Vignes...

B.D. avec AFP

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Une voiture de police
Une voiture de police — Phililppe Huguen AFP

Des policiers ont été violemment pris à partie dimanche en fin d'après-midi par quelques dizaines d'individus à la suite d'une tentative d'interpellation à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), où une maison de l'emploi a été caillassée et incendiée dans la soirée, a-t-on appris de sources concordantes. Six fonctionnaires ont été blessés au cours de cet affrontement et cinq personnes suspectées d'y avoir pris part ont été interpellées.

A la suite de ces heurts, la tension est montée d'un cran vers 22h30 dans le quartier sensible de la Noé et plusieurs dizaines de CRS et de gendarmes mobiles ont été envoyés sur place en renfort. La façade vitrée de l'Espace emploi entreprises a été caillassée à une dizaine de reprises.

Un début d'incendie, probablement causé par des cocktails molotov, s'est également déclaré dans le rez-de-chaussée de l'immeuble avant d'être éteint, a indiqué une source policière. A quelques mètres de là, des pierres jonchaient encore le bitume. Par ailleurs, un véhicule a été entièrement détruit par les flammes dans l'enceinte de l'antenne de la police nationale, dont certains murs étaient noircis par les fumées. Des pneus ont été incendiés dans la rue.

Attroupement et violences

La situation était toutefois calme vers 1h. Au milieu de la nuit, une quinzaine de cars de CRS étaient encore stationnés aux abords de l'espace emploi entreprises tandis que des CRS et des gendarmes mobiles étaient positionnés devant des équipements publics de la cité ou aux intersections.

L'épisode de tensions a commencé vers 16h30 dans cette ville de 10.000 habitants, à 30 km à l'ouest de Paris, quand une patrouille de police a repéré un individu faisant l'objet d'un avis de recherche, selon une source policière. Elle aurait alors tenté de l'interpeller ce qui provoqué un attroupement d'une soixantaine de personnes qui s'en sont violemment prises aux fonctionnaires de police qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Au moins trois d'entre eux, victimes de contusion, ont notamment été conduits à l'hôpital.

Peu de temps auparavant, des policiers qui avaient pris en chasse un véhicule ayant refusé d'obtempérer, avaient également été pris à partie par une quinzaine de jeunes.  Selon Le Parisien, des habitants ont organisé dans l'après-midi un rassemblement spontané pour dénoncer des arrestations arbitraires.