Pas de nouvelles implantations de coeur artificiel pour l'instant

SANTE L'entreprise veut d'abord comprendre les raisons de l'arrêt de celui qui avait été implanté pour la première fois chez un patient de 76 ans...

avec AFP

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Trente jours après la première implantation du coeur artificiel Carmat chez un Français de 75 ans, il n'y a "aucun problème  de prothèse", ont assuré les médecins vendredi devant un parterre de spécialistes.
Trente jours après la première implantation du coeur artificiel Carmat chez un Français de 75 ans, il n'y a "aucun problème  de prothèse", ont assuré les médecins vendredi devant un parterre de spécialistes. — Franck Fife AFP

Il n'y aura pas de nouvelle implantation de coeur artificiel le temps de comprendre les raisons de l'arrêt de celui qui avait été implanté pour la première fois chez un patient de 76 ans, décédé 75 jours plus tard, affirme dimanche iTélé.

Le concepteur du coeur artificiel, la société française Carmat « ne parle pas de suspension de l'essai » de coeur artificiel, explique la chaîne d'information. « L'essai continue mais il n'y aura pas de nouvelle implantation tant que la solution au problème n'aura pas été découverte », affirme-t-on de même source.

Un court-circuit

Selon le professeur Alain Carpentier, père du premier coeur artificiel « bioprothétique », le coeur du patient de 76 ans, Claude Dany, « s'est arrêté brusquement. Il y a eu un court-circuit ».

« Cela a entraîné un arrêt cardiaque identique à celui que peut présenter un coeur naturel pathologique », a-t-il raconté au Journal du dimanche avant d'ajouter: « Nous cherchons à comprendre d'où vient ce problème électronique et pourquoi ».

Un arrêt des implantations

Selon iTélé, Carmat qualifie « d'hypothèse » à ce stade les explications du Pr Carpentier, une « hypothèse qui est en train d'être étudiée. C'est pour cela qu'on ne parle pas encore de suspension de l'essai » mais d'un arrêt des implantations.

Au lendemain du décès le 2 mars du premier patient, 75 jours après l'implantation d'un coeur artificiel, Carmat avait annoncé maintenir son programme d'essais qui comprenait quatre patients « au pronostic vital engagé à brève échéance ». Le programme d'essai « n'est pas du tout remis en cause puisque le concept général est validé », précisait alors le Pr Latrémouille qui avait pratiqué l'intervention.