Pic de pollution: Circulation alternée à Paris et petite couronne lundi matin

POLLUTION Matignon en a fait l'annonce ce samedi, en prévision d'une aggravation de la pollution prévue lundi et mardi...

avec AFP

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Pollution: Paris pris dans le smog le 15 mars 2014.
Pollution: Paris pris dans le smog le 15 mars 2014. — Stephane Bisseuil/Francol/SIPA

La circulation alternée sera mise en place à Paris et en petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne ) lundi matin, ont annoncé ce samedi les services du Premier ministre, alors que l'Ile-de-France dépasse le seul d'alerte pollution depuis près d'une semaine. Le dispositif sera mis en place lundi à partir de 5h30 pour faire face à une «remontée de la pollution».

Il sera éventuellement reconduit pour la journée de mardi. La décision sera prise lundi matin. La gratuité des transports en commun franciliens sera maintenue jusqu'à la levée de la circulation alternée.

Interdictions et dérogations

Dans le cadre de la circulation alternée, qui prévoit d'alterner les voitures entre plaques minéralogiques paires et impaires, tous les véhicules, y compris les deux roues immatriculés, portant des plaques paires, seront interdits de circulation.

Néanmoins, les voitures avec trois personnes à leur bord, quel que soit leur numéro d'immatriculation, pourront circuler, ainsi que les voitures électriques et hybrides, précise-t-on à Matignon. Tous les poids lourds seront interdits, à l'exception des véhicules d'urgence (pompiers, ambulances...) et les camions frigorifiques, ajoute-t-on.

Jean-Marc Ayrault assure comprendre les «difficultés que cette mesure risque d'entraîner» mais il la juge «nécessaire» pour faire face à un nouveau pic attendu pour dimanche soir, précise le communiqué. Malgré une amérlioartion de la qualité de l'air prévue ce dimanche, «les prévisions font apparaître une remontée de la pollution à compter de dimanche soir et pour les journées de lundi et mardi», explique Matignon.

>> Notre diaporama: La pollution en France vue par les internautes

«La santé publique nécessite un effort», a pour sa part déclaré samedi sur TF1 le ministre de l'Ecologie Philippe Martin. Selon lui, les Franciliens «vont parfaitement comprendre que c'est la mesure qui permettra de mettre un terme à ce pic de pollution».