Violences faites aux femmes: Vers un repérage pendant la grossesse

SANTE Najat Vallaud-Belkacem a souligné que la grossesse est un «moment décisif dans le parcours des victimes»...  

avec AFP
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Najat Vallaud-Belkacem lors d'un meeting pour la Journée des droits de femmes
Najat Vallaud-Belkacem lors d'un meeting pour la Journée des droits de femmes — BERNARD BISSON/JDD

La ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a souhaité vendredi que l'entretien médical prévu au 4e mois de grossesse, un « moment décisif », soit mis à profit pour améliorer le repérage des violences faites aux femmes.

Le taux de violences est 3 à 4 fois supérieur en cas de grossesse non désirée

« Si l'on veut aider le plus tôt possible les femmes battues, c'est dans le système de soins que les solutions se trouvent et nulle part ailleurs », a souligné la ministre lors d'un colloque sur le sujet organisé à Paris par la chaire de Santé de Sciences Po, en partenariat avec la Mutualité Française et la MGEN. Citant des chiffres officiels, elle a indiqué que « des violences sont constatées dans 3 à 8% des grossesses », et que « le taux de violences est encore 3 à 4 fois supérieur en cas de grossesse non désirée ».

Formaliser un parcours de soins

Najat Vallaud-Belkacem a ainsi souhaité que « l'entretien prévu au 4e mois d'une grossesse puisse être mis à profit pour améliorer le repérage des violences conjugales ». Car « toutes les enquêtes montrent que c'est un moment décisif dans le parcours des victimes ». Elle a rappelé que les acteurs de la périnatalité avaient signé la semaine dernière « un manifeste commun qui encourage les femmes victimes de violences à s'adresser à eux ».

« Nous travaillons avec Marisol Touraine (la ministre de la Santé, ndlr) pour formaliser un parcours de soins pour les victimes de violences dans le cadre d'un protocole national », a aussi indiqué la ministre. « Nous venons de confier à plusieurs professionnels une mission pour préparer ce protocole », a-t-elle poursuivi, précisant que « leurs travaux s'achèveront au mois de mai » et qu'ils « seront ensuite déclinés au plan local par les agences régionales de santé ».