Place à la cigarette électronique de luxe

CONSOMMATION Le premier salon de la cigarette électronique et du vapotage se tient jusqu'à samedi à Bordeaux. La filière y présente les nouveautés d'un secteur en pleine croissance...

Mickaël Bosredon

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 Photo d'illustration - Boutique de cigarettes électroniques
 Photo d'illustration - Boutique de cigarettes électroniques — PFG/SIPA

La cigarette électronique organise son premier salon international, qui s’est ouvert jeudi au H14 à Bordeaux. Il se tient jusqu’à samedi, mais les deux premières journées sont réservées aux professionnels. Vapexpo accueille une cinquantaine d’exposants, et devrait recevoir quelque 1.500 professionnels, dont 30% d’étrangers.

100 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2013

Le but pour les organisateurs, et en premier lieu la Fivape (Fédération interprofessionnelle de la Vape), est de structurer la filière, dans un contexte de forte croissance. «Le marché de la cigarette électronique a pesé 100 millions d’euros en 2013 en France, avec une croissance de 15% par mois» souligne Arnaud Dumas de Rauly, président de la Fivape.

«Le marché commence désormais à se tasser, et il est temps pour nous de professionnaliser le secteur, en proposant notamment des formations à tous les revendeurs, et de faire en sorte que la norme européenne sur la cigarette électronique, qui doit permettre de mieux encadrer les ingrédients qui composent les liquides, soit respectée.»

«On parle de vapologie comme d’œnologie»

Le marché de la cigarette électronique et du vapotage, qui a réellement démarré en 2011, devrait connaître plusieurs évolutions ces prochaines années. «De plus en plus d’acteurs se lancent dans la recherche et le développement en France, pour fabriquer entièrement à la main des «moders» mécaniques (tubes portes batteries qui permettent l'utilisation de batteries de fortes autonomies), poursuit Arnaud Dumas de Rauly. Ils visent clairement un public d’initiés.»

Les innovations portent aussi sur les liquides. «La France est le berceau aromatique du monde, et les producteurs se penchent sur de nouveaux parfums haut de gamme, comme fraise, fraise/menthe, cola, kiwi, ou encore un mélange mojito… Ce sont des liquides que l’on trouve à un tarif allant jusqu’à 10,90€ les 10ml, contre 5,90€ les basiques. Là, on parle de vapologie, au même titre que l’œnologie. Pourquoi pas imaginer d’ailleurs un parfum d’un château Margaux 1989?»

Nouvelles batteries, packaging…

Au niveau du matériel, les batteries, «fabriquées à 99% en Chine», pourraient évoluer, en fonction de la réglementation européenne. «Nous pourrons par exemple, avoir des modèles équipés d’une sécurité enfant.» Le packaging devrait être révolutionné, avec l’arrivée de pochettes ou de supports.

Début 2014, la France comptait quelque 2.000 boutiques spécialisées et 12.800 points de vente. Des magasins réservés aux hauts de gamme pourraient bientôt voir le jour.