Affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy: Revivez les événements de la journée de mardi

avec AFP

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Jean-Marc Ayrault à Paris le 10 mars 2014
Jean-Marc Ayrault à Paris le 10 mars 2014 — Lionel Bonaventure AFP
21h00: Voilà, ce live est désormais terminé. Merci de l'avoir suvi. L'information principale étant la possible connaissance des écoutes par la ministre de la Justice Christiane Taubira et Manuel Valls. C'est le Canard Enchaîné qui l'annonce dans son édition de mercredi. Pour toute la droite, ce serait la preuve d'une affaire d'espionnage de grande ampleur. Nous vous renvoyons désormais vers la synthèse de cette actualité, par ici...
20h49: «Trop, c'est trop, cette affaire est en train de revêtir une exceptionnelle gravité, c'est l'Etat de droit qui est désormais en cause», estime dans un communiqué Jean-François Copé, avant de demander au président François Hollande de «dire la vérité aux Français sur cette affaire d'Etat qui s'apparente à un véritable espionnage politique».
Pour le président de l'UMP,«François Hollande semble se comporter en digne héritier de François Mitterrand au lieu de garantir les libertés». Jean-François Copé a «appelé plus que jamais les Français à ne pas être dupes et à sanctionner François Hollande en votant dès le premier tour pour les candidats UMP aux municipales». Dans son édition datée de mercredi, le Canard enchainé a affirmé que la garde des Sceaux disposait depuis le 26 février d'informations sur les écoutes visant Nicolas Sarkozy, alors que lundi soir sur TF1 Mme Taubira avait assuré ne pas avoir d'information sur celles-ci avant la parution du Monde.
20h03: Jean-François Copé s'exprime à son tour sur l'affaire. «Une affaire d'Etat qui s'apparente à un véritable espionnage politique»
19h50: François Hollande affirme à son tour qu'il ne lui appartient pas de «s'immiscer dans une affaire judiciaire.» Le président a adressé sa sa réponse au président de l'Union syndicale des magistrats (USM), Christophe Régnard, à propos des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat. «Il ne m'appartient pas, en vertu de la séparation des pouvoirs, de m'immiscer d'une quelconque manière dans une affaire judiciaire en cours», écrit le président de la République dans cette lettre, dont l'AFP a eu connaissance. Dans un autre courrier au bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur, il souligne que «la régularité de ces écoutes peut être contestée le moment venu par un recours devant la chambre de l'instruction».
18h56: François Hollande réaffirme son intention de discuter avec les magistrats. Il se dit prêt à «recevoir le bâtonnier de Paris et le président de l'USM».
18h51: Pour rappel, Christiane Taubira a déjà affirmé qu'elle n'était pas au courant de ces écoutes. C'était au 20H de TF1.
18h10: Jean-Marc Ayrault a déjà dit qu'il ne répondrait pas à la demande des députés de l'opposition, mais Eric Ciotti en remet une couche.
17h59: 280 heures d'enregistrements, 60 DVD selon le Canard Enchaîné, Patrick Buisson aurait pu ouvrir un vidéo-club apparemment.
17h53: Toujours selon Le Canard Enchaîné, Le parquet a transmis le 26 février une synthèse à Christiane Taubira qui était donc au courant de ces écoutes.
16h30: Selon le Canard enchaîné de mercredi, Manuel Valls et Christiane Taubira étaient au courant que Nicolas Sarkozy et son avocat étaient placés sur écoute par des juges. Le journal l'indique sur son compte Twitter mardi après-midi.
15h36: Pour Jean-Marc Ayrault, «aucune instruction n'a été donnée par l'exécutif à la justice». Le Premier ministre l'a assuré ce matin avec cette petite pique pour clore le débat. «Les mœurs du passé, c'est fini».
14h54: Pour le PS, «L'UMP perd ses nerfs» et «est en pleine confusion» dans l'affaire des écoutes de Sarkozy et de son avocat Thierry Herzog, écrit mardi dans un communiqué le premier secrétaire du PS, Harlem Désir. «Il convient une fois de plus de rappeler à l'UMP, qui a visiblement du mal avec la pratique normale des institutions, que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif n'ont pas à interférer dans le travail de la justice. La séparation des pouvoirs est une exigence démocratique, qui ne peut connaître d'exception», poursuit le responsable socialiste, dans le communiqué qu'il co-signe avec le numéro deux du Parti Socialiste, Guillaume Bachelay.
«Les écoutes judiciaires sont décidées par des magistrats du siège, indépendants. L'exécutif n'est informé ni de leur déclenchement, ni de leur contenu», poursuit le communiqué. «Quant au chef de l'État», appuient MM. Désir et Bachelay, «il veille au strict respect de l'indépendance de la justice. Il n'a pas à intervenir dans une enquête judiciaire en cours, ni à la commenter. Si l'UMP tente d'entraîner le chef de l'Etat dans une polémique qui n'a pas lieu d'être, elle se heurtera aux principes qu'elle a, il est vrai, peu respectés dans le passé.»
14h33: L'UMP veut tirer profit de la fronde d'avocats contre les écoutes judiciaires visant Nicolas Sarkozy pour se dégager de l'avalanche d'affaires qui s'est abattue sur elle et déplacer les projecteurs sur François Hollande. Demande de réunion d'urgence du Parlement, souhait de commission parlementaire, interpellation du chef de l'Etat soupçonné d'avoir su: le principal parti d'opposition a puisé, à douze jours du premier tour des municipales, dans tout l'arsenal de la riposte politique.

L'UMP avait dans un premier temps paru sidérée par l'enchaînement de Unes ravageuses pour elle: Le Point mettant en cause son président Jean-François Copé dans ses relations avec une société de communication amie. Le Canard enchaîné et le site Atlantico révélant des enregistrements clandestins réalisés par un conseiller vedette de l'Elysée le très droitier et discuté Patrick Buisson. Le Monde assurant que M. Sarkozy est soupçonné de trafic d'influence après des écoutes de ses conversations avec son avocat Thierry Herzog.
14h24: Eric Ciotti met également la pression sur François Hollande. Pour lui, le «pouvoir a franchi la ligne jaune»
13h51: Pour répondre à la demande des députés de l'oppostion, Jean-Marc Ayrault a donc opposé mardi une fin de non-recevoir sur une commission d'enquête parlementaire et sur la réunion «en urgence» du Parlement sur les écoutes dont ont été l'objet Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, considérant que le Parlement ne devait pas «s'occuper des affaires de justice».
«Demander au Parlement de s'occuper des affaires de justice, mais dans quelle République sommes-nous ? Demander une commission d'enquête sur une affaire judiciaire en cours, dans quelle République sommes-nous ?», a déclaré le Premier ministre à la presse en sortant d'une réunion du groupe PS.
13h42: Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault se dit défavorable à une commission d'enquête parlementaire sur«des affaires de justice».
13h26: François Hollande s'est exprimé sur le sujet à l'issue d'une rencontre à l'Elysée avec une centaine de jeunes bénéficiant d'emplois d'avenir: «L'USM et le bâtonnier de Paris m'ont écrit. J'ai reçu les deux lettres et j'y répondrai», déclare le président de la République.
13h12: Pendant ce temps, François Hollande assure qu'il répondra aux lettres reçues de l'USM et du bâtonnier de Paris.
13h10: Jean-François Copé veut savoir si François Hollande était «oui ou non» au courant de ces écoutes. Le président de l'UMP a déclaré l'a déclaré mardi matin à l'issue d'une réunion de son parti. «La question centrale que je veux poser, c'est de savoir si François Hollande était oui ou non au courant que ces écoutes avaient lieu», a déclaré le député-maire de Meaux.

Il a appuyé sa demande de deux arguments: la garde des Sceaux «Mme Taubira a envoyé au mois de janvier une circulaire au parquet leur demandant de faire remonter toutes les affaires sensibles à sa connaissance».
13h08: Bonjour à tous, l'actualité concernant l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozty est riche aujourd'hui. Vous pourrez en suivre tous les rebondissements ici tout au long de la journée.

Les députés UMP ont demandé au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de réunir «en urgence» le Parlement pour s’expliquer sur les écoutes dont ont été l’objet Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, a déclaré ce mardi leur chef de file, Christian Jacob.

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a demandé si François Hollande était «oui ou non au courant» de ces écoutes judiciaires, tandis que l’ancien Premier ministre François Fillon s’est dit favorable à une commission d’enquête parlementaire sur cette affaire.