Affaire Sarkozy: Pour Ayrault, il n'y a « aucune immixtion » de l'exécutif « dans le déroulement des instructions judiciaires »

SCANDALE Les écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat ont suscité une levée de bouclier du monde judiciaire...

avec AFP
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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault le 1er mars 2014 à Rome
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault le 1er mars 2014 à Rome — Andreas Solaro AFP

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, interrogé mardi sur une éventuelle connaissance par le pouvoir des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat, a assuré qu'il n'y avait « aucune immixtion » de la part de l'exécutif « dans le déroulement des instructions judiciaires ».

« Il n'y a aucune immixtion de la garde des Sceaux (Christiane Taubira), de l'exécutif, dans le déroulement des instructions judiciaires, c'est la garantie que je dois donner, que je veux donner aux citoyens », a déclaré Jean-Marc Ayrault, interrogé par des journalistes à son arrivée à une réunion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. « Il faut que la droite française s'habitue à ce que la justice fonctionne en toute indépendance. Les mœurs du passé, c'est fini », a aussi dit le chef du gouvernement.

« C'est comme ça qu'une démocratie, un Etat de droit fonctionne. Le reste c'est de la polémique, de l'instrumentalisation », a-t-il estimé. « Il se trouve que les règles de comportement ont changé et que certains s'imaginent que c'est comme avant. Ce n'est plus comme avant, ce n'est plus comme du temps de Monsieur Sarkozy. C'est cela qui a changé et qui a l'air de dérouter », a avancé encore Jean-Marc Ayrault.

Aurault était-il au courant des écoutes?

L'exécutif pouvait savoir sans donner d'instruction? Réponse de Jean-Marc Ayrault: « Mais l'opposition raconte n'importe quoi parce que l'opposition est dans la difficulté, elle ne sait plus comment s'en sortir ».

Le premier ministre de conclure: « il n'y a pas deux justices, une justice pour les puissants et une justice pour les autres, c'est-à-dire l'immense majorité des Français. Il y a une même justice avec un cadre qui protège, qui permet des recours, qui permet même des annulations lorsque des procédures ont été mal faites. C'est ça l'Etat de droit ».