Un père qui s’était retranché dans une grue nantaise mis en garde à vue pour enlèvement de son fils

SOCIETE Il s'était retranché en février 2013 dans une grue pour réclamer le droit de voir son enfant...

avec AFP

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 Serge Charnay descend de la grue, Nantes, 18 février 2012
 Serge Charnay descend de la grue, Nantes, 18 février 2012 — Fabrice Elsner/20Minutes

Serge Charnay, l'homme qui s'était retranché l'an dernier dans une grue nantaise pendant trois jours et trois nuits pour réclamer le droit de voir son enfant, a été placé en garde à vue dimanche matin dans le Puy-de-Dôme pour un nouvel «enlèvement» de son fils, a-t-on appris de source policière. «On est parti sur la qualification d'enlèvement. Peut-être y aura-t-il une autre qualification de la part du parquet», a indiqué cette source à l'AFP.

Serge Charnay, qui s'était retranché en février 2013 au sommet d'une grue, à Nantes, pour revendiquer l'égalité des pères et des mères en termes de garde d'enfant lors d'une séparation, avait samedi un droit de visite de son fils, entre 10h et 18h30. Vers 18h, la mère de l'enfant a reçu des SMS de Serge Charnay la prévenant qu'il serait en retard, puis qu'il ne ramènerait pas l'enfant, a expliqué la source policière. Elle a aussitôt prévenu le commissariat qui a lancé une enquête pour retrouver leur trace.

L’autorité parentale lui a été retirée

Les enquêteurs se sont rendus dimanche au domicile de Serge Charnay, pour tenter de le localiser, après avoir alerté les enquêteurs «au-delà de la Loire-Atlantique». «On a retrouvé sa trace du côté du Puy-de-Dôme», a-t-on expliqué. «On a vu qu'il avait passé la nuit près de Riom, dans un hôtel, et que l'enfant était avec lui Les enquêteurs du département ont été prévenus et le véhicule de Serge Charnay a été intercepté dimanche matin, sur l'autoroute, en direction de Montpellier».

L'homme a été placé en garde à vue, à Brassac-les-Mines (Puy-de-Dôme). Des policiers de Nantes étaient sur la route pour le ramener à Nantes, où sa garde à vue se poursuivra. La mère de Benoît, qui est en bonne santé selon la source policière, est partie récupérer l'enfant. Serge Charnay s'est déjà rendu coupable de deux soustractions de son fils, la première de 15 jours en janvier 2010 et la seconde, de deux mois et demi, mi-2011. En conséquence, «une décision de justice lui a retiré l'autorité parentale», a souligné la source policière.