Coeur artificiel Carmat: «prématuré de tirer des conclusions» après le décès du patient

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Un coeur artificiel de la société Carmat, en septembre 2009
Un coeur artificiel de la société Carmat, en septembre 2009 — Franck Fife AFP

La société française Carmat, qui a fabriqué le premier coeur artificiel implantable biocompatible, a estimé mardi qu'il était «prématuré de tirer des conclusions» après le décès du tout premier patient ayant bénéficié de l'appareil, 75 jours après l'implantation.

«Il est bien sûr prématuré de tirer des conclusions à partir d'un seul patient, que ce soit avant, ou dans le cas présent, au-delà des 30 jours de survie post-implantation», a répondu à l'AFP par courriel une représentante de la société de biotechnologie française cotée en Bourse de Paris.

Carmat, dont le titre a été suspendu de la cotation mardi matin, «ne prévoit pas de communiquer sur les résultats de l'étude tant que l'implantation et le suivi à 30 jours des quatre patients prévus ne seront pas finalisés», a-t-elle ajouté.

La société rappelle que le protocole d'essai clinique prévoit toujours «l'implantation de quatre patients n'ayant pas d'alternative à l'implantation d'un cœur artificiel, et le suivi clinique à 30 jours après l'implantation».

«Carmat salue le courage et le rôle pionnier de ce patient et de sa famille et le dévouement de l'équipe médicale», conclut-elle.

L'Hôpital européen Georges-Pompidou a annoncé lundi soir le décès du premier malade à avoir bénéficié de cette implantation, soixante-quinze jours après avoir reçu cette prothèse cardiaque porteuse d'espoirs pour des patients ne pouvant bénéficier de greffe.