Assurance chômage: La CGT appelle à manifester ce jeudi en opposition aux propositions du Medef

SOCIAL Jeudi, avant dernière séance de négociation sur la convention de l'assurance chômage, une manifestation se tiendra en début d'après-midi devant le siège du Medef...

avec AFP

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Illustrations intermittents en colère 
Illustrations intermittents en colère  — JACQUES DEMARTHON / AFP

La CGT a appelé salariés et demandeurs d'emploi à manifester jeudi, en réaction aux propositions du Medef sur la nouvelle convention de l'assurance chômage qu'elle qualifie de "provocations".

Avant-dernière réunion de négociation sur l'assurance chômage

Les manifestants se rassembleront jeudi devant le siège du Medef, où doit s'ouvrir à 14h30 la quatrième et avant-dernière séance de négociations sur la convention de l'assurance chômage. Ils tenteront d'établir le "rapport de force nécessaire", a expliqué Éric Aubin, représentant de la CGT, lors d'une conférence de presse mardi.Cette convention définit tous les deux ou trois ans les modalités d'indemnisation des chômeurs et le montant des cotisations finançant le régime.

Les intermittents rejoindront la manif

Les manifestants seront rejoints par des intermittents, également mobilisés jeudi pour défendre leur statut. Car le projet de réforme drastique du Medef, mis sur la table le 13 février dernier, prévoit notamment la suppression du régime spécial des intermittents du spectacle et des intérimaires, au nom de l'équilibre financier du régime. A réglementation inchangée, le déficit de l'Unédic (l'organisme gérant l'assurance chômage) devrait atteindre 4,3 milliards d'euros fin 2014.

"La seule solution que le Medef nous propose est un recul du droit des chômeurs", a déploré Éric Aubin, pour qui: "le patronat entend faire payer le déficit de l'Unédic par les plus fragiles". Les prochaines discussions pourraient continuer à se tendre, selon le représentant de la CGT, puisque le Medef "campe sur ses positions".

La CGT a exprimé sa "colère" contre le projet du patronat, mais également contre les règles qui régissent les négociations. "Nous ne pouvons plus accepter que la négociation se déroule au Medef, sous une présidence (du Medef, NDLR) et à partir d'un document du Medef", a-t-il affirmé, ajoutant : "Une question de loyauté se pose". Contre ce texte "imposé" par le patronat, la CGT apportera jeudi son propre projet d'accord au Medef. Pour le syndicat, il faut "s'attaquer aux causes du déficit" et faire reculer la précarité. La CGT propose notamment une surcotisation pour tous les contrats courts et de faire contribuer les patrons à chaque rupture conventionnelle.

Sur le dossier des intermittents, la CGT se dit ouverte à une possible réforme mais "sans remise en cause" du régime spécial, et "uniquement dans le cadre d'une négociation spécifique" à ce sujet.