Eric Robic, qui avait mortellement renversé une jeune israélienne, va être remis en liberté

JUSTICE L'affaire avait beaucoup ému en Israël, notamment parce qu'il avait fuit le pays après l'accident...

M.P. avec AFP

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Une marche de mémoire en l'honneur de Lee Zeitouni, le 8 décembre 2011, à Tel Aviv (Israël).
Une marche de mémoire en l'honneur de Lee Zeitouni, le 8 décembre 2011, à Tel Aviv (Israël). — J.GUEZ / AFP

Éric Robic, le conducteur du véhicule qui a mortellement fauché la jeune Israélienne Lee Zeitouni à Tel Aviv en 2011 avant de fuir en France, a obtenu jeudi sa remise en liberté, a annoncé à l'AFP son avocate, Me François Cotta.

Cette affaire avait suscité une très vive émotion en Israël, où l'opinion publique réclamait l'extradition de Eric Robic et de son passager, Claude Khayat. Mais la France n'extrade pas ses ressortissants hors de l'Union européenne.

Éric Robic avait été mis en examen en septembre 2013 pour homicide involontaire aggravé et non-assistance à personne en péril. Son contrôle judiciaire prévoyait alors une interdiction de quitter la France et de conduire, ainsi qu'une caution de 200.000 euros. Il avait été incarcéré jeudi dernier car il n'avait pas payé les échéances prévues par cette caution, mais il s'est depuis acquitté de ses obligations, selon Me Cotta.

Poursuivi dans une autre affaire

Sa levée d'écrou devait être effective jeudi en fin de journée, a-t-elle précisé. D'ici là, il doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire d'escroquerie portant sur des commandes de crevettes et gambas surgelés, ainsi que des chaudières, pour un montant de plus de 35.000 euros, selon une source judiciaire.

L'émotion après la mort de Lee Zeitouni avait été d'autant plus forte que les chauffards avaient pris la fuite à bord de leur 4X4 après l'accident, le 16 septembre 2011.

En décembre 2011, Carla Bruni, l'épouse du président français de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait écrit à la famille de la jeune Israélienne pour lui assurer que la France faisait le maximum pour que justice soit faite. Le président lui-même avait évoqué l'affaire lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), en février 2012.