Municipales 2014: «Il faut associer tous les Parisiens au combat contre l'exclusion»

SOCIAL Deux associations proposent un projet contre la grande exclusion, qu'elles ont soumis aux candidats à la Mairie de Paris...

Mathieu Gruel

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De gauche à droite, Eric Pliez, directeur d'Aurore, les candidats à la municipales Charles Beigbeder (dissident UMP), Anne Hidalgo (PS), Christophe Najdovski (EELV), Danielle Simonnet (Front de Gauche), Charles-Edouard Vincent, directeur d'Emmaüs Défi.
De gauche à droite, Eric Pliez, directeur d'Aurore, les candidats à la municipales Charles Beigbeder (dissident UMP), Anne Hidalgo (PS), Christophe Najdovski (EELV), Danielle Simonnet (Front de Gauche), Charles-Edouard Vincent, directeur d'Emmaüs Défi. — LCHAM/SIPA

«Derrière une indignation convenue, nous avons voulu être constructifs.» Ce vendredi, Eric Pliez, directeur de l'association Aurore et Charles-Edouard Vincent, directeur d'Emmaüs Défi, étaient à l'offensive. Dans  le Bric-à-brac de Riquet, 6 rue Archereau (19e), ils sont venus présenter leur projet pour mettre un terme à la grande exclusion.

L'accès au logement, le travail, «qui permet de regagner confiance et estime de soi», a précisé Charles-Edouard Vincent, mais aussi la santé ou l'importance de nouer des partenariats avec des entreprises, ont ainsi été listés.

Dans la salle, Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et actuel président de la fédération d'associations de solidarité (Fnars) ainsi que Pierre Gattaz, patron du Medef, sont également intervenus. Ce dernier s'est d'ailleurs engagé à faire connaître ce projet aux membres de l’organisation patronale, se félicitant «que des entreprises comme Vinci ou Carrefour s'y associent déjà...»

NKM absente

Car face au «défi qui se pose», de venir en aide «aux 15.000 personnes qui seraient actuellement en situation de grande exclusion», rappelle Charles-Edouard Vincent, lui estime que la réponse ne pourra venir que d’une «alliance entre les citoyens, les associations et les services de la ville». Mais que celle-ci est possible  et réaliste, le temps d'une mandature municipale.

C'est pourquoi la plupart des candidats à l'élection municipale de Paris avaient été invités à prendre position sur le projet. Seuls manquaient Wallerand de Saint-Just, candidat FN, qui n'avait pas été invité et Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP, qui n'avait pas fait le déplacement.

Bien que la candidate UMP ait annoncé ce vendredi qu'elle soutenait ces propositions, son absence a été pointée par les candidats PS Anne Hidalgo et EELV Christophe Najdovski. Ce dernier estimant qu'elle avait ainsi «clairement choisi sa clientèle électorale».

L’importance du logement

Parmi les candidats, Charles Beigbeder (dissident UMP) et Danielle Simonnet (Front de gauche) étaient également présents, cette dernière profitant de son temps de parole pour tacler le patron des patrons, «qui ne représente que 8% du patronat».

 

 

La candidate du Front de Gauche a également insisté sur la nécessité de «décloisonner l’ensemble des intervenants» et «s’opposer à la baisse des financements publics», pour que le projet soit réalisé.

De son côté, Christophe Najdovski (EELV) a invité à «mettre l’accent sur l’hébergement de stabilisation». Et a redit son engagement de construire quelque 6.000 logements sociaux s’il était élu.

Quant à Anne Hidalgo, qui a rappelé que le logement était «crucial» dans ce combat, elle a par ailleurs plaidé pour que celui-ci soit conduit «à l’échelle métropolitaine». Pointant également l’importance de la situation des enfants et de leur scolarisation, elle a dit souhaiter «faire de ce thème de la grande exclusion, une grande cause de la prochaine mandature si je suis élue».