VIDEO: Une nouvelle grève des taxis contre les VTC paralyse le trafic parisien

SOCIAL Ils protestent contre la décision du Conseil d’État...

M.P. avec AFP

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Les taxis sont en grève contre les VTC, le 10 février 2014.
Les taxis sont en grève contre les VTC, le 10 février 2014. — VINCENT WARTNER/20MINUTES

La journée s’annonce complexe pour les Franciliens qui souhaitent se déplacer en voiture ce lundi. En effet, plusieurs syndicats de taxis ont appelé à une manifestation pour protester contre la décision du Conseil d’Etat de suspendre le décret imposant des contraintes aux voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), leurs grands concurrents.

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 Pour la deuxième fois depuis le début de l'année, ils sont en grève et manifestent à Paris principalement contre la concurrence des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), malgré l'annonce par le gouvernement de discussions pour tenter de trouver un terrain d'entente. Plusieurs centaines de voitures ont quitté à 8h à faible allure et dans un concert de klaxons les aéroports parisiens de Roissy et Orly. Les deux cortèges, encadrés par de nombreux policiers, devaient converger en milieu de journée au Champ-de-Mars, dans le centre de Paris.

Selon une source aéroportuaire, aucun taxi ne desservait Roissy où les grévistes s'étaient donné rendez-vous dès 6h autour d'une banderole proclamant: "55.000 taxis en colère". A Orly, une centaine de véhicules bloquaient la prise en charge des clients. L'action provoquait d'importantes difficultés de circulation sur le périphérique notamment entre la Porte de la Chapelle et la Porte Maillot, portion saturée. Selon le Centre national d'informations routières (Cnir), les "retenues cumulées" en Ile-de-France étaient cependant proches d'un lundi habituel.

Les cortèges, réunis à l'appel de cinq syndicats (CFDT, CGT, FO, SDCTP et CST) pour la seconde fois en un mois, ont quitté les aéroports parisiens vers 8h, encadrés par de nombreux policiers, afin de converger au Champ-de-Mars, dans le centre de Paris.

Le prix de la licence de taxi

Les VTC, dépourvus de signalétique lumineuse, peuvent être réservés pour une course mais n'ont en théorie pas le droit de prendre des passagers à la volée dans la rue. Selon les taxis, ils opèrent toutefois régulièrement sans réservation. «Ma licence, je l'ai payée 235.000 euros. Et je dois respecter toute une série de règles très strictes. Les chauffeurs de VTC, eux, louent des voitures à l'étranger. Ils ne rendent de compte à personne», acquiesce Philippe Morival, taxi depuis 30 ans dans la capitale.

Mission de concertation

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et la ministre de l'Artisanat et du Tourisme Sylvia Pinel ont annoncé samedi la mise en place «dans les prochains jours» d'une «mission de concertation» dans le différend opposant les taxis et les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) et des contrôles renforcés.

Cette mission aura pour objectif de «définir les conditions durables d'une concurrence équilibrée entre les taxis  et les VTC», indiquent les deux ministères dans un communiqué commun.