Enfants disparus de l’Isère: Trois dossiers classés?

JUSTICE Le parquet de Grenoble a requis vendredi un non-lieu dans trois affaires de disparition d’enfants survenues en Isère dans les années 80...

Souhir Bousbih avec AFP

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Ludovic Janvier, disparu en 1983.
Ludovic Janvier, disparu en 1983. — AFP

On ne saura peut-être jamais ce qui s’est passé. Fautes d’éléments exploitables, le parquet de Grenoble a requis un non-lieu dans trois dossiers de disparitions d’enfants en Isère. Il s’agit de Ludovic Janvier, 6 ans, disparu en 1983 à Saint-Martin d’Hères, Charazed Bendouiou, 10 ans, disparue en 1987 à Bourgoin-Jallieu et Grégory Dubrulle, enlevé en 1983 à Grenoble. Ce dernier avait été retrouvé vivant, le crâne fracassé dans une décharge du massif de la Chartreuse.

«Il faut savoir fermer un dossier»

Pour le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, dans ces affaires «tout a été fait, il n'y a plus aucun élément exploitable. Quand il n'y a plus rien à faire, il faut savoir fermer un dossier». Un avis que ne partage pas Me Didier Seban, un des avocats des familles, qui a indiqué qu'il allait demander «de nouvelles vérifications» et des «rapprochements», notamment entre l'affaire Dubrulle et l'homicide de Fabrice Ladoux, 12 ans, le 13 janvier 1989, retrouvé mort dans le massif de la Chartreuse.

Sept affaires non élucidées

Les juges d’instruction, en charge de ces affaires, n’ont pas rendu d’ordonnances de non-lieu pour le moment. Les familles pourraient les rencontrer, à la demande de leurs avocats, pour infléchir leur décision. Comme Grégory, Charazed et Ludovic, quatre affaires de meurtres ou de disparitions d’enfants en Isère restent à ce jour non élucidées. En 2008, le parquet de Grenoble avait réuni les sept dossiers des «disparus de l’Isère», avant d’exclure l’hypothèse d’un tueur en série pour l’ensemble des cas.