Strasbourg: Une nourrice mise en examen et écrouée pour avoir tué un bébé

FAITS DIVERS Elle est soupçonnée d'avoir fracassé le crâne d'une fillette parce qu'elle pleurait trop...

avec AFP

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Une assistante maternelle alsacienne, soupçonnée d'avoir causé la mort d'une fillette de six mois dont elle avait la garde, a été mise en examen et écrouée, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Strasbourg.
Une assistante maternelle alsacienne, soupçonnée d'avoir causé la mort d'une fillette de six mois dont elle avait la garde, a été mise en examen et écrouée, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Strasbourg. — Philippe Huguen AFP

Une assistante maternelle alsacienne, soupçonnée d'avoir causé la mort d'une fillette de six mois dont elle avait la garde, a été mise en examen et écrouée, a-t-on appris ce vendredi auprès du parquet de Strasbourg. Le parquet a refusé de communiquer toute autre information, y compris le chef de mise en examen et les circonstances de la mort de l'enfant.

Selon une source proche de l'enquête, cette jeune femme de 32 ans est soupçonnée d'avoir fracassé le crâne du bébé parce qu'il pleurait trop. Les faits sont produits lundi matin au domicile de cette assistante maternelle qui exerçait dans un village au nord-ouest de Strasbourg.

L'enfant saisie par le torse et reposée sur le carrelage

La femme aurait tenté de faire cesser les hurlements du bébé en lui changeant sa couche, mais, n'y parvenant pas, a saisi l'enfant par le torse avant de la reposer violemment sur le carrelage de sa salle de bains. La fillette aurait fermé les yeux et la nourrice tenté des manoeuvres de réanimation jusqu'à l'arrivée d'une autre mère qui venait déposer son enfant.

A la demande de la nourrice, semble-t-il désemparée, la maman aurait alors prévenu les secours, qui ont rapidement évacué l'enfant au CHU de Strasbourg-Hautepierre où la fillette est décédée le lendemain. «C'est le SAMU qui a prévenu les gendarmes en raison de suspicions de maltraitance», a souligné cette source interrogée par l'AFP.

Une autopsie du corps et une radio du crâne ont permis d'écarter la thèse d'un accident. Entendue par un juge d'instruction, la nourrice, mariée et mère de deux enfants, a été mise en examen mercredi pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner.