Fin de vie: Le Conseil d'Etat examinera jeudi en formation collégiale le cas de Vincent Lambert

JUSTICE Sa famille se déchire...

— 

Le CHU de Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert, un homme tétraplégique, au coeur d'une bataille familiale.
Le CHU de Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert, un homme tétraplégique, au coeur d'une bataille familiale. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Le Conseil d'Etat examinera jeudi 13 février à 9h en formation collégiale le sort de Vincent Lambert, qui déchire la famille de cet homme tétraplégique en état végétatif chronique, a annoncé vendredi la plus haute juridiction administrative française. L'assemblée du contentieux, formation de jugement la plus élevée du Conseil d'Etat, se penchera en audience publique sur ce cas, que le juge des référés Bernard Stirn a estimé jeudi trop complexe pour être tranché par un seul magistrat.

Témoignages bouleversants

Cette assemblée du contentieux, composée de 17 membres, est présidée par le vice-président du Conseil d'Etat, Jean-Marc Sauvé, qui est aussi son plus haut magistrat. «La très grande difficulté des questions qui sont posées», d'ordre «juridique», «déontologique» et «éthique», «exclut qu'elles puissent être tranchées par un juge unique», avait déclaré jeudi Bernard Stirn au terme de l'audience en référé, renvoyant le dossier devant une «formation collégiale».

Il avait auparavant entendu les plaidoiries et témoignages bouleversants mais contradictoires des différentes parties, portant deux visions parfois antagonistes: «droit à la vie» contre «respect de la dignité». Les médecins, l'épouse et un neveu de Vincent Lambert, hospitalisé depuis un accident de la route en septembre 2008, avaient saisi le Conseil d'Etat pour contester le maintien en vie décidé le 16 janvier par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne à la demande des parents.