Prison ferme pour avoir frappé son ex-compagne avec un poulet congelé

JUSTICE L'homme a déjà été condamné à deux reprises pour des violences sur la même femme...

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Un collectif "Bien vivre dans le Gers" s'est créé dans ce département du Sud-Ouest connu pour l'élevage de ses volailles en pleine nature, pour s'opposer à l'implantation de poulaillers industriels, un projet de la coopérative Vivadour.
Un collectif "Bien vivre dans le Gers" s'est créé dans ce département du Sud-Ouest connu pour l'élevage de ses volailles en pleine nature, pour s'opposer à l'implantation de poulaillers industriels, un projet de la coopérative Vivadour. — Jean-Philippe Ksiazek afp.com

Reconnu coupable d'avoir frappé son ex-compagne avec un poulet congelé, considéré par la justice comme une «arme par destination», un homme de 35 ans a été condamné ce jeudi en Haute-Saône, à 24 mois de prison, dont 12 mois avec sursis et mise à l'épreuve.

L'homme, qui a déjà été condamné à deux reprises pour des violences sur la même femme, par ailleurs invalide et sous curatelle renforcée, comparaissait pour «violences aggravées avec arme par destination» devant le tribunal de Vesoul.

Les deux étaient ivres au moment des faits

Mercredi en début d'après-midi, il se rend à Luxueil-les-Bains chez son ex-compagne, âgée de 46 ans, et une dispute éclate. L'homme saisit un poulet congelé dans le réfrigérateur, et la frappe avec.

Il gifle également son ex-compagne, la menace de mort et ravage une partie de son appartement. La victime s'est vu prescrire 10 jours d'interruption temporaire de travail (ITT). Les deux protagonistes étaient ivres au moment des faits. L'agresseur avait 2,40 grammes d'alcool par litre de sang.

Une relation extrêmement toxique

Ils entretiennent une «relation extrêmement toxique sur fond d'alcool», a indiqué le substitut du procureur, Stéphane Clément. «Ces violences sont totalement inadmissibles. On craint qu'à un moment cet homme passe à des violences supérieures vis-à-vis de madame», a dit Clément qui a requis 18 mois de prison dont 10 mois avec sursis.

Le prévenu a été incarcéré à l'issue de l'audience et dès sortie de prison, ils sera placé et hébergé dans une association d'aide aux personnes violentes.