Caution d'un fils Mitterrand: Roger Hanin débouté de sa demande de remboursement

JUSTICE Le comédien avait aidé à payer la caution de Jean-Christophe Mitterrand...

avec AFP

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Roger Hanin assiste à l'enterrement de son épouse, en compagnie de Danielle et Jean-Christophe Mitterrand.
Roger Hanin assiste à l'enterrement de son épouse, en compagnie de Danielle et Jean-Christophe Mitterrand. — PASCAL GEORGE / AFP

Roger Hanin, beau-frère de François Mitterrand, a été débouté mardi d'une demande en justice pour obtenir le remboursement par la famille de l'ancien président de près de 300.000 euros prêtés pour payer une caution de Jean-Christophe.

Il a en revanche obtenu que l'aîné des fils Mitterrand lui rembourse un prêt de 250.000 francs (38.112 euros) et verse 4.800 euros au titre des frais engagés pour la procédure, selon la décision consultée mercredi par l'AFP. Le tribunal a relevé que Jean-Christophe Mitterrand n'apportait pas la preuve du remboursement de cette dette qu'il disait avoir honorée en liquide.

Mais l'acteur Roger Hanin a été débouté de sa principale demande, le remboursement de près de 300.000 euros prêtés quand Danielle Mitterrand avait réuni en catastrophe la caution exigée par la justice pour libérer son fils brièvement incarcéré fin décembre 2000 dans l'Angolagate. La veuve de l'ancien président avait alors évoqué une «rançon».

Pas de preuve écrite

«Mme Danielle Mitterrand, pour réunir le montant substantiel du cautionnement, s'est tournée vers des amis proches, vers sa soeur avec laquelle elle entretenait des liens très forts et son beau-frère, Roger Hanin», relève le tribunal.

Mais selon le jugement, «il n'existe aucun acte régulier attestant d'un prêt quelconque des époux Hanin qui ont, ce n'est pas discuté versé la somme totale de 1.900.000 francs provenant de leur compte commun, à Mme Danielle Mitterrand ou à Jean-Christophe Mitterrand».

«Roger Hanin doit être débouté de ses demandes contre les consorts Mitterrand, pris en leur qualité d'héritiers de Danielle Mitterrand», selon la décision du tribunal de grande instance de Paris.

Un appel ou un accord?

Quant à Jean-Christophe Mitterrand, il «n'a signé aucun document» sur ce prêt puisqu'il était en prison, et «en l'absence de preuve par écrit ou même par témoignage d'un engagement de Jean-Christophe Mitterrand à rembourser la somme de 1.900.000 francs», Roger Hanin «n'est pas fondé à réclamer son paiement.»

«On voulait montrer que des sommes étaient dues. Le jugement dit qu'il y a des éléments de preuves sur ce versement (ndlr: pour payer la caution). On va voir s'il y a lieu de faire appel ou de trouver un accord» financier avec la partie adverse sur un remboursement, a commenté Me Olivier Pardo, avocat de Roger Hanin.

L'avocat de Jean-Christophe Mitterrand, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, s'est refusé à tout commentaire.