Poursuivis pour avoir soutiré de l'argent à leur grand-mère

FAITS DIVERS Les deux suspects encourent une peine maximale de 10 ans de prison...

avec AFP

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Google map de Bonneville (Haute-Savoie)
Google map de Bonneville (Haute-Savoie) — Goggle map

Un frère et une soeur d'une trentaine d'années seront jugés fin février pour avoir séquestré et violenté leur grand-mère afin de lui soutirer de l'argent à Bonneville (Haute-Savoie), a-t-on appris mercredi auprès du parquet.

Les deux suspects comparaîtront jeudi 27 février à 10h devant le tribunal correctionnel de Bonneville pour des faits de séquestration, enlèvement, extorsion et tentative d'extorsion, vols et violences aggravées.Ils sont poursuivis pour avoir enlevé leur grand-mère cardiaque de 76 ans, fin janvier, à la sortie d'un cabinet médical, dans le centre-ville de Bonneville.

Ils l'ont alors séquestrée pendant deux heures dans leur véhicule, tout d'abord en vue de récupérer les clés d'un chalet familial appartenant à leur père récemment décédé. Ils lui ont ensuite dérobé 700 euros en liquide puis ont tenté de lui extorquer un chèque de 5.000 euros, qu'elle n'a finalement pas signé.Brutalisée, victime de «violences verbales», la vieille dame, décrite comme «très fragile» a finalement été raccompagnée à son véhicule par son petit-fils. Traumatisée, elle s'est alors rendu en voiture à l'hôpital, où le personnel a décidé d'alerter la gendarmerie.

Un climat familial tendu

Ses petits-enfants ont été interpellés mardi matin par les gendarmes puis présentés au parquet mercredi. Cette affaire «s'inscrit dans un contexte familial très tendu», a indiqué à l'AFP Pierre-Yves Michau, procureur de Bonneville.

«A la suite du décès de leur père, les deux petits-enfants se sont mis en tête que leur grand-mère avait abusé des revenus de leur père», a-t-il expliqué. «Ils voulaient faire contribuer leur grand-mère aux frais de succession car elle avait, d'après eux, bénéficié d'avantages matériels de la part de leur père», a-t-il ajouté.

Il a décrit les deux suspects comme «des gens ordinaires», «insérés socialement», issus d'un «milieu modeste». «C'est un peu étonnant qu'ils en soient arrivés à se comporter de la sorte avec leur propre grand-mère. Il a fallu un certain temps avant qu'ils admettent que ce qu'ils avaient fait était inadmissible», a ajouté Pierre-Yves Michau.Le frère et la soeur ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire à l'issue de leur défèrement au parquet. Ils ont notamment interdiction d'entrer en contact avec la victime et doivent pointer à la gendarmerie la plus proche de leur domicile