Evacuation d'une centaine de Roms d'un squat à Villeurbanne

IMMIGRATION Il s'agit de 109 personnes parmi lesquelles 46 mineurs...

avec AFP

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La police a procédé mardi matin à Villeurbanne, près de Lyon, à l'évacuation d'un squat où vivaient une centaine de Roms roumains, dont près de la moitié d'enfants, ont indiqué une association et la préfecture.
La police a procédé mardi matin à Villeurbanne, près de Lyon, à l'évacuation d'un squat où vivaient une centaine de Roms roumains, dont près de la moitié d'enfants, ont indiqué une association et la préfecture. — Jeff Pachoud AFP

La police a procédé mardi matin à Villeurbanne, près de Lyon, à l'évacuation d'un squat où vivaient une centaine de Roms roumains, dont près de la moitié d'enfants, ont indiqué une association et la préfecture.

L'expulsion a débuté entre 06h00 et 07h00 dans une ancienne «entreprise de mécanique» où les familles «s'étaient installées dans des bureaux et dans un atelier», selon Gilberte Renard, responsable associative qui milite pour la scolarisation des enfants des squats.

Huit obligations de quitter le territoire français

Ces «109 personnes parmi lesquelles 46 mineurs» étaient visées par un jugement d'expulsion prononcé en décembre, a précisé la préfecture à l'AFP. De son côté, Renard a avancé un nombre de plus de 130 personnes.

A la suite de cette expulsion, huit obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été délivrées et trois interpellations «pour des affaires pénales» réalisées, selon la préfecture. «Nous n'avons pas pu rentrer car nous avons été bloqués à l'entrée» par les forces de l'ordre, avait déploré mardi matin Mme Renard, précisant qu'il y «avait encore plein de familles sur le trottoir avec des tout-petits».

Relogement aux familles avec enfants de moins de trois ans

D'autres expulsés, leurs affaires à la main, erraient près du squat visiblement à la recherche d'un autre abri, alors qu'une vingtaine de policiers en barraient l'accès, a constaté un journaliste de l'AFP.

La responsable associative ne savait pas si toutes les familles allaient être relogées, précisant qu'un recensement par la Direction départementale de la Cohésion sociale avait été au préalable effectué pour trouver des solutions.

«Le préfet du Rhône a demandé le relogement des familles avec des enfants de moins de trois ans», a-t-on indiqué à la préfecture.