Pharos: Comment dénoncer un crime ou un délit repéré sur Internet

C. B.

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Une internaute regarde une vidéo sur Dailymotion.
Une internaute regarde une vidéo sur Dailymotion. — VALINCO/SIPA

Internet est parfois (souvent) un formidable outil. Y compris pour la justice. L’affaire du jeune handicapé agressé ou encore celle du chaton maltraité le prouvent. Dans ces deux histoires, les auteurs ont cru judicieux de filmer leurs actes et de les poster sur Internet. Suscitant non seulement l’émotion, mais aussi la mobilisation des internautes. Et ces derniers peuvent se réjouir: c’est vraiment grâce à eux que la police a pu interpeller les responsables des violences. Et aussi grâce à Pharos.  

Lancée en 2009 par le Ministère de l'Intérieur, cette plateforme permet au grand public de signaler des agissements délictueux repérés sur le web. «En cliquant sur le bouton «SIGNALER», vous pouvez transmettre des signalements de contenus ou de comportements illicites auxquels vous vous seriez retrouvés confrontés au cours de votre utilisation d'Internet», explique la page d’accueil de ce site.

124.000 signalements en 2013

«L'an dernier, près de 124.000 signalements ont été enregistrés par l'Office central de lutte contre la cybercriminalité, en charge de Pharos», explique Europe 1, qui a interrogé la commissaire Valérie Maldonada, chef de l'Office de lutte contre la cybercriminalité.

«Les gens réagissent soit à des vidéos de violence comme [celles du chat ou de l'agression du jeune handicapé], qui les font réagir dans le bon sens, soit des propos xénophobes, des propos discriminants. La part des escroqueries est absolument majoritaire, plus de 56%. Et on a aussi les atteintes aux mineurs, avec les prédateurs sexuels et toutes les diffusions d'images à caractère pédopornographique. Ça atteint les 12% du volume de signalements», a-t-elle détaillé à la station.