Les trois raisons de la colère de la Manif pour tous

SOCIETE Le mouvement a une nouvelle fois mobilisé ce dimanche pour de nouveaux motifs, pas toujours justifiés...

Armelle Le Goff

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Des participants à «La Manif pour tous», le 2 février 2014, place de L'Ecole militaire (7e)
Des participants à «La Manif pour tous», le 2 février 2014, place de L'Ecole militaire (7e) — VINCENT WARTNER/20MINUTES

Dimanche, la Manif pour tous a fait son retour dans les rues de Paris. Près de dix mois après l'adoption du Mariage pour tous, le mouvement a mobilisé pour de nouveaux motifs, pas toujours justifiés. Tour d'horizon.

Procréation médicalement assistée (PMA) et Gestation pour autrui (GPA)

Selon la Manif pour tous, la PMA serait la prochaine étape du gouvernement Hollande lors du projet de loi sur famille. «Ce sont des interrogations hypothétiques qui se basent sur le fantasme, sur la peur, pour mobiliser des gens», a dénoncé Najat Valaud-Belkacem la porte-parole du gouvernement, qui a aussi réaffirmé que le gouvernement n'avait «jamais eu l'intention» d'introduire la GPA dans le droit français.

>> Retrouvez par là notre infographie explicative des sigles PMA et GPA

>> Ce que dit la circulaire Taubira

ABCD de l’égalité

La Manif pour tous demande l’abandon de ce qu’ils appellent «la théorie du genre» à l’école incarnée selon eux par l’ABCD de l’égalité. Ces outils «servent aux enfants, tout simplement, à acquérir l'égalité comme un réflexe dès le plus jeune âge. Egalité, pas indifférenciation des sexes», a rappelé Najat Valaud-Belkacem la porte-parole du gouvernement.

>> A l'école, les clichés ont la vie dure, lisez notre reportage par ici

Le congé parental

La loi sur l’égalité hommes-femmes adoptée en janvier prévoit une prolongation du congé parental de six mois si le second parent le prend. Une intrusion intolérable au sein des familles pour les partisans de la Manif pour tous qui assimile cette réforme à de la « familiphobie ». «Nous protégeons l'ensemble de ces familles,a martelé Najat Valaud-Belkacem dimanche. Nous ne portons pas de jugement (...), nous ne mettons pas de hiérarchie entre ces différentes familles», a-t-elle assuré.

>> A lire par là L'Assemblée adopte le projet de loi sur l'égalité femmes-hommes