Manif pour tous: Valls ne tolérera «aucun débordement» dimanche

MANIFESTATION Des dizaines de milliers de personnes sont attendues dimanche à Paris par les organisateurs de la Manif pour tous, qui entendent s'opposer à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et à la gestation pour autrui (GPA)...

20 Minutes avec AFP
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Des manifestants venus défiler contre la loi sur le «mariage pour tous», à Paris, le 26 mai 2013.
Des manifestants venus défiler contre la loi sur le «mariage pour tous», à Paris, le 26 mai 2013. — V. WARTNER/ 20 Minutes

Le ministre de  l'Intérieur Manuel Valls a prévenu samedi qu'il  ne tolèrerait «aucun  débordement» de la part des manifestants de la  Manif pour tous prévue à  Paris et Lyon dimanche.

Interrogé par la presse à son arrivée à la réunion des cadres  du PS à  la Mutualité, à Paris, consacrée aux municipales et aux  européennes,  il a aussi appelé la droite à «l'unité», y compris lorsque des rumeurs  sur une supposée «théorie du genre» portent «atteinte» à  l'école.

«Je mets en garde, vu l'expérience que nous avons connue le   printemps dernier et encore dimanche dernier, sur tous les débordements   qui pourraient avoir lieu», a-t-il déclaré.

Il a ciblé «les débordements qui ont mis en cause un certain  nombre  de groupes, de groupuscules d'extrême droite, identitaires qui  ont été  présents dans la manifestation contre le mariage pour tous, qui  étaient  présents aussi dimanche dernier et qui s'en sont pris aux forces  de  l'ordre».

«Il faut dire "Ça  suffit"»

«Les consignes sont extrêmement claires, le préfet de police  de  Paris l'a rappelé, le préfet du Rhône également. Nous ne tolérerons   aucun débordement et aucune mise en cause de l'intégrité des policiers»,   a ajouté le ministre. «Face aux débordements que nous avons connus dimanche dernier  mais  aussi à ces atteintes à l'école républicaine avec ces rumeurs tout  à  fait insupportables, l'unité doit prévaloir», a-t-il lancé en  direction  de l'opposition. «Il ne peut y avoir d'ambiguïté de la part de ceux qui se réclament des valeurs de la République», selon lui.

Manuel Valls a demandé de «dire stop». «Il faut dire "Ça  suffit".  Croyez-moi le gouvernement, l'Etat, les forces de police, la  justice  seront d'une très grande sévérité, face à tous ceux qui s'en  prennent à  nos institutions et nos valeurs», a-t-il poursuivi, en  rappelant  toutefois que «le droit de manifester (était) un droit   constitutionnel».

Des opposants à l'ouverture de la procréation médicalement  assistée  (PMA) aux couples de femmes et à la gestation pour autrui (GPA)  sont  attendues dimanche à Paris et Lyon.