Grandes marées: Onze départements en vigilance orange submersion

INTEMPÉRIES a situation reste néanmoins globalement calme sur la façade atlantique...

avec AFP

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Onze départements de la façade Ouest étaient toujours en vigilance orange en raison de risques de submersion liées notamment aux forts coefficients de marées, selon le bulletin de Météo France à 06h00.
Onze départements de la façade Ouest étaient toujours en vigilance orange en raison de risques de submersion liées notamment aux forts coefficients de marées, selon le bulletin de Météo France à 06h00. — Fred Tanneau AFP

L'ensemble du littoral atlantique demeurait samedi matin en vigilance orange en raison de risques de submersion, mais aucun incident notable n'a été relevé en début de matinée, a-t-on appris de sources concordantes.

Dans son dernier bulletin, Météo France rappelle que de forts coefficients, de l'ordre de 113/114, sont attendus samedi et prévient que «les vagues vont s'amplifier (...) samedi en Manche et sur toute la façade atlantique», avant de s'atténuer «progressivement par le nord» dimanche.

Onze départements en vigilance orange

La conjugaison marées/fortes vagues «risque d'engendrer (...) des submersions sur les parties exposées ou vulnérables» des départements de la façade atlantique et de la Manche. Au total, onze départements de l'Ouest sont en vigilance orange: Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gironde, Charente-Maritime, Loire-Atlantique, Vendée et ceux de la région Bretagne.

Dans le Sud-Ouest, à 7h00, pompiers et gendarmes ne signalaient toutefois aucun événement particulier.

Bayonne, ville au confluent de la rivière Nive et de l'Adour, arrosée samedi matin par une pluie fine, s'était préparée à une crue importante. Le pic de marée est survenu vers 5h30 mais une heure après, dans les rues du «petit Bayonne», la Nive restait sagement dans son lit, a constaté un correspondant de l'AFP, selon lequel seuls quelques égouts débordaient.

Décrue dans les Landes, possibles inondations à Bordeaux

Nive et Adour ont toutefois brièvement débordé vers 5h30, a témoigné un employé municipal.

Dans les Landes, la tendance était à la décrue samedi matin, selon la préfecture, notamment dans les principales villes touchées par les inondations: Tartas, Mont-de-Marsan et Dax, qui a vécu ces derniers jours une crue inédite, l'Adour envahissant les rues du centre-ville.

En Gironde, la préfecture ne signalait aucun incident à 7h30.

A Bordeaux, arrosée samedi matin par une pluie fine, le pic de crue est attendu vers 8h30, le fleuve devant atteindre à ce moment-là 7,05 m, un niveau équivalent à celui de la tempête de 1999, avait indiqué lundi soir la préfecture. Des inondations sont prévisibles sur les deux rives du fleuve, avaient prévenu vendredi préfecture et mairie.

La navigation a été interdite sur la Dordogne, entre Libourne et Bordeaux, et dans une partie de l'estuaire, de vendredi soir à lundi matin. Des mesures de protection ont été prises autour de la presqu'île d'Ambès, au nord de Bordeaux, en raison de la présence d'une quinzaine d'entreprises classées Seveso.