Théorie du genre: Peillon veut convoquer les parents qui suivent le boycott de l'école

EDUCATION Une partie des parents d'élèves s'est inquiétée d'un éventuel enseignement de la «théorie du genre»...

avec AFP

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Vincent Peillon et Najat-Vallaud Belkacem, le 13 janvier 2014  à Villeurbanne,  lors d'un déplacement sur les modules «ABCD de l'égalité».
Vincent Peillon et Najat-Vallaud Belkacem, le 13 janvier 2014  à Villeurbanne,  lors d'un déplacement sur les modules «ABCD de l'égalité». — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Après une journée de rumeurs et de mobilisation, le ministre tape du poigt sur la table. Après les rumeurs sur l'enseignement de la «théorie du genre» à l'école, Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale, demande de «convoquer les parents» qui suivent le boycott.

Cette initiative vise à «expliquer» aux intéressés «la réalité des choses» et «leur rappeler que dans notre pays il y a une obligation scolaire à l'égard des enfants», a-t-il dit devant la presse à la sortie du Conseil des ministres.

Boycott une fois par mois

Relayé notamment par SMS, l’appel invie les parents d’élèves à boycotter l’école une fois par mois pour protester contre le supposé enseignement de la théorie du genre. Vendredi dernier, plusieurs parents n’ont pas emmené leur enfant en classe – jusqu’à 20% des élèves des ZUS de Meaux auraient ainsi été absents. A Paris en revanche, seuls 32 élèves ne sont pas venus à l’école, une goutte d’eau quand on sait que la capitale compte 662 écoles.

Retrouvez l'interview de Najat Vallaud-Belkacem sur Europe 1.

100 écoles perturbées

Quatorze académies sur 30 sont concernées, a précisé mardi soir le ministère de l’Education nationale, qui dénombre «100 écoles perturbées sur les 48.000 écoles publiques du territoire».

Il a démenti les rumeurs

Vincent Peillon lui-même a coupé court aux rumeurs. «L’Education nationale refuse totalement la "théorie du genre" et les instrumentalisations de ceux, qui, venus de l’extrême droite, négationnistes, sont en train de vouloir répandre l’idée qui fait peur aux parents et qui blessent les enseignants que tel serait notre point de vue», a lancé le ministre lors des questions au gouvernement.