Un homme mis en examen pour l'affaire de la quenelle devant une école juive de Toulouse

JUSTICE Un homme surnommé «Joe le Corbeau» a été mis en examen mardi soir...

avec AFP

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L'école juive Ohr Torah (anciennement Ozar Hatorah) à Toulouse le 19 mars 2013.
L'école juive Ohr Torah (anciennement Ozar Hatorah) à Toulouse le 19 mars 2013. — LANCELOT FREDERIC/SIPA

«Joe le Corbeau» a été mis en examen par une juge d'instruction mardi soir pour «provocation à la haine raciale», dans l'affaire de la quenelle devant l'école juive Ozar Hatorah à Toulouse selon une information de La Dépêche du Midi.

Une quenelle devant l'école juive

«Joe le Corbeau», 32 ans, avait été interpellé mardi matin chez lui à Belcodène (Bouches-du-Rhône) près de Marseille, puis transféré à Toulouse où il a été présenté au parquet dans la soirée. Il est mis en cause pour avoir diffusé sur internet une photo montrant un homme réalisant une «quenelle» devant l'école juive Ozar Hatorah (rebaptisée Ohr Torah), le lieu où, en 2012, Mohamed Merah, petit délinquant converti à l'islamisme radical, a assassiné trois enfants juifs de 4, 5 et 8 ans et un enseignant au nom du jihad.

«Joe le Corbeau» est également soupçonné d'avoir diffusé un cliché du même homme dans la même posture, pris devant l'appartement où Merah a été abattu. «Joe le Corbeau» se présente comme un dessinateur satirique, défendant clairement les positions de l'humoriste controversé Dieudonné et de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral. Sous couvert d'«antisionisme» revendiqué, ses illustrations s'en prennent essentiellement aux Juifs.

La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) considère qu'accomplir une «quenelle» devant «l'école Ozar Hatorah, une synagogue ou un camp de concentration signe un acte clairement antisémite». Début janvier, deux lycéens de l'Essonne ont été brièvement placés en garde à vue pour la photographie d'une «quenelle» dans leur établissement scolaire. Ils disaient l'avoir faite «contre la société» et «pour s'amuser».