Grève des contrôleurs aériens: 20% de vols en moins en région parisienne jeudi

SOCIAL Trois organisations appellent à la grève contre la volonté de la Commission européenne de baisser les coûts de services de navigation aérienne...

Vincent Vanthighem
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Illustration d'un avion de la compagnie Air France, le 13 novembre 2013.
Illustration d'un avion de la compagnie Air France, le 13 novembre 2013. — FRED SCHEIBER/20 MINUTES

«Des perturbations sont attendues sur l’ensemble du territoire.» La direction générale de l’aviation civile (DGAC) prévoit 20% de vols en moins jeudi, dans les aéroports de la région parisienne, en raison d’un mouvement de grève des contrôleurs aériens.

L’Union syndicale aviation civile – CGT (USAC – CGT), le Syndicat des personnels de l’aviation civile – CFDT (SPAC – CFDT) et le Syndicat national de la navigation aérienne – Force Ouvrière (SNNA – FO) ont, en effet, déposé un préavis de grève pour la journée de jeudi.

Le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNTAC), principal syndicat, avait, de son côté, levé son préavis vendredi dernier. «Le mouvement devrait donc être un peu moins conséquent que prévu», confie un porte-parole à la DGAC.

Perturbations sur l’ensemble du territoire

En prévision, cette direction qui dépend du ministère de l’environnement a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols de 20% sur les aéroports de Roissy, Orly et Beauvais (Oise).

«Des perturbations sont attendues sur l’ensemble du territoire», prévient-elle dans un communiqué conseillant par ailleurs aux voyageurs de prendre contact avec leur compagnie aérienne.

La France en retard sur ses voisins

A travers ce mouvement, les trois organisations syndicales entendent protester contre la volonté de la Commission européenne de baisser «excessivement» les coûts de services de navigation aérienne.

En retard par rapport à ses voisins européens, la France voudrait plutôt obtenir une hausse des redevances européennes afin de pouvoir moderniser ses outils de navigation.

«Nous sommes prêts à nous engager sur une réduction forte de nos coûts, mais à partir de 2019, lorsque nous aurons à notre disposition les nouveaux outils», expliquait à La Tribune le 21 janvier, René Rousseau, secrétaire général de la SNTAC.