A Montpellier, le marathon du jeu vidéo a été un rendez-vous couru

DÉFI oixante étudiants ont participé au Global Game Jam, ce week-end. Répartis en dix équipes, leur mission était de concevoir un jeu...

Nicolas Bonzom

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Les participants avaient carte blanche pour créer leur jeu vidéo.
Les participants avaient carte blanche pour créer leur jeu vidéo. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Tandis que la plupart «mangent du code», certains s'accordent une petite sieste, sur les tables du bâtiment 16, épuisés par trois jours d'un marathon intense. De vendredi à dimanche, 60 participants, réunis en 10 équipes, ont relevé le défi de créer un jeu vidéo en quarante-huit heures chrono à l'université Montpellier-II (Hérault). Organisé simultanément dans 73 pays à travers le monde (487 villes), le Global Game Jam n'a pas de remise de prix. «C'est un exercice formidable, note Michelle Joab, professeur et coresponsable du département informatique de l'UM-II. J'espère tout de même qu'il n'y a pas autant de pression dans la réalité!»

 

 

De quatre à six heures de sommeil

 

 

Pour tous, c'est d'abord un «plaisir», une «passion», «une expérience qui permet d'enrichir le CV», et peut-être, un jour «d'être repéré par des professionnels». «Il y a plusieurs exemples de jeux, développés à un Global Game Jam, qui sont sortis et qui ont connu le succès, comme Surgeon Simulator, un simulateur de chirurgie», confie Karl Fayeton, membre actif de l'association Baptême du jeu, qui organise l'événement. Cette année, les équipes montpelliéraines, composées de game designers, programmeurs, scénaristes ou graphistes, n'ont pas manqué d'imagination, avec un jeu de petites voitures, ou un You can die, qui réhabilite l'esprit des premiers Zelda. «On a tous dormi entre quatre et six heures depuis ce vendredi. Vous savez, dans la vraie vie, on passe à peu près autant de temps face à nos ordinateurs», confie Axel, 23 ans, étudiant en informatique. «Moi, j'ai juste très envie de balancer mon PC par la fenêtre!», sourit Angélique.