Mailly: Hollande et le patronat, c'est «un peu le syndrome de Stockholm»

Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé dimanche que François Hollande était "le président des entreprises" et qu'il souffrait "un peu" du "syndrome de Stockholm" vis-à-vis du patronat.

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Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé dimanche que François Hollande était "le président des entreprises" et qu'il souffrait "un peu" du "syndrome de Stockholm" vis-à-vis du patronat.
Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé dimanche que François Hollande était "le président des entreprises" et qu'il souffrait "un peu" du "syndrome de Stockholm" vis-à-vis du patronat. — Kenzo Tribouillard AFP

Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé dimanche que François Hollande était «le président des entreprises» et qu'il souffrait «un peu» du «syndrome de Stockholm» vis-à-vis du patronat.

«Il était l'ennemi de la finance et là, il est le président des entreprises. Je crois que ça s'appelle un peu, quelque part, le syndrome de Stockholm», ce syndrome qui fait que «vous êtes soumis à ce que pensent ceux qui ont prise sur vous», a expliqué Jean-Claude Mailly sur France 5, interrogé sur le «pacte de responsabilité».

Il y a «un axe entre M. Hollande et M. Gattaz (le président du Medef, NDLR), c'est clair», a-t-il poursuivi, notant par exemple que le chef de l'Etat «reprend les formules du patronat: il ne parle pas de cotisations sociales, il parle de charges sociales».

Le dirigeant de Force Ouvrière, qui doit être reçu lundi à Matignon à l'instar des autres dirigeants syndicaux pour mettre en chantier le Pacte de responsabilité, entend redire au Premier ministre qu'il «ne croit pas aux contreparties» en termes d'emploi attendues du patronat en échange d'une baisse du coût du travail.

C’est «un marché de dupes», a-t-il souligné. «Même le président du Medef ne peut pas obliger les entreprises à embaucher. Une entreprise embauche si elle en a besoin, si elle a un carnet de commandes, si elle a de l'activité», a-t-il jugé.

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