Viol d'une octogénaire: Le principal accusé condamné à huit ans de prison

JUSTICE Il avait écrit à la victime: «on devrait me tuer pour ce que j'ai fait»...

avec AFP

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Carte indiquant la localisation de Brétigny-sur-Orge (Essonne).
Carte indiquant la localisation de Brétigny-sur-Orge (Essonne). — 20 Minutes

La Cour d'assises de l'Essonne a condamné jeudi soir à 8 ans de prison ferme un homme jugé pour le viol d'une octogénaire lors d'un cambriolage en 2005 à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Deux autres hommes, accusés de vol avec extorsion sous la menace d'une arme, écopent de 5 ans de prison avec sursis. Dans l'après-midi, le parquet avait requis huit ans de prison ferme contre le principal accusé et trois ans de prison avec sursis pour ses deux comparses.

Le trio s'était introduit en juin 2005 dans la maison d'une femme de 84 ans avec l'intention de la cambrioler. Menacée avec une arme de poing, la vieille dame leur avait donné 40 euros. Deux des malfaiteurs étaient alors partis, laissant seul le principal accusé avec l'octogénaire qu'il violera.

C'est l'ADN de ce dernier trouvé sur le t-shirt de la victime qui a permis d'identifier cinq ans plus tard le jeune homme de 24 ans. Devant les enquêteurs, celui-ci avait rapidement reconnu les faits, racontant qu'il avait agi sous l'emprise de l'alcool et du cannabis. Traumatisée par le drame, la victime désormais âgée de 93 ans, a fait poser des barreaux à toutes les fenêtres de sa maison, ainsi qu'un grillage devant la porte-fenêtre par laquelle étaient entrés les malfaiteurs.

«Vieillesse gâchée»

Parlant d'une «vieillesse gâchée» et d'une «vie anéantie», son avocate, Anne Lapeire-Lefévère, a souligné sur la dimension familiale du drame. La victime sera «désormais connue de ses petits-enfants comme «la grand-mère qui s'est fait violer». Présentes à l'audience, deux des filles de la victime qui se sont portées partie civile, n'ont pu retenir leurs larmes à l'évocation de l'agression de leur mère. Selon le parquet, elle «est condamnée à vivre dans la prison qu'elle s'est construite».

Le principal accusé, lui aussi victime d'un viol dans son enfance, avait écrit à la victime: «on devrait me tuer pour ce que j'ai fait. Et en plus, vous pourriez être ma grand-mère». Devant le tribunal, Galadio K. avait tenu à s'exprimer une dernière fois avant le verdict. La voix chargée d'émotion, il avait déclaré: «j'ai brisé la fin de vie de madame H... Sa souffrance ne s'effacera jamais, je m'en veux, je regrette, je regrette...»