Alain Penin: «Je suis impardonnable»

JUSTICE Le procès du meurtier présumé d’une joggeuse de Marcq-en-Baroeul (Nord) en septembre 2010, prend fin ce jeudi. L’avocat général a requis la réclusion à perpétuité...

A Douai, Gilles Durand

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La cour entre dans la salle d'audience A de la cour d'assises de Douai lors du 1er jour du procès de Alain Penin, meurtrier présimé de Natacha Mougel. 
La cour entre dans la salle d'audience A de la cour d'assises de Douai lors du 1er jour du procès de Alain Penin, meurtrier présimé de Natacha Mougel.  — M.Libert/20 Minutes

«Cet homme-là, c’est de la nitroglycérine humaine», a clamé l’avocat général. Jeudi, aux Assises du Nord, à Douai, ce dernier a réclamé la peine maximale pour Alain Penin: la réclusion à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans, pour le meurtre de Natacha Mougel. En septembre 2010, l’homme, originaire du Béthunois (Pas-de-Calais), avait enlevé une joggeuse à Marcq-en-Baroeul. Il l’avait emmenée en voiture 20km plus loin pour tenter de la violer, au coin d’un bois, avant de la tuer de 140 coups de tournevis.

« On ne nait pas criminel »

Le dernier jour d’audience n’a pas apporté davantage d’éléments sur l’affaire dans un procès qui était aussi celui de la récidive. Au moment des faits, l’accusé était en liberté conditionnelle. Il avait été condamné en 2006 à 10 ans de prison pour un viol avec arme, commis en 2004 à Rueil-Malmaison. «Alain Penin devait être en prison le jour du meurtre, dans l’esprit des parties civiles, a souligné Me Stéphane Maitre, avocat de la belle famille de la victime. C’est la faillibilité de notre système judiciaire qui est en cause». «On ne nait pas criminel, on le devient, a plaidé, de son côté, Me Abderrahmane Hammouch, avocat de la défense. En le mettant en prison à perpétuité, on ne va pas supprimer le crime de notre société.» L’avocat a demandé une peine sans perpétuité. «Alain Penin n’a pas fui son procès. Il n’a jamais cherché à cacher le moindre détail». «Ce que j’ai fait est atroce. Je ne peux pas demander pardon, je suis impardonnable, a conclu Alain Penin avant que le jury ne se retire pour délibérer.