Plainte d'un huissier: La garde à vue de Dieudonné levée

ENQUÊTE ors d'une première garde à vue dans la nuit de mardi à ce mercredi, Dieudonné a «contesté toute présence sur les lieux le soir des faits et être l'auteur du coup de feu, raison pour laquelle une confrontation est actuellement en cours», selon le procureur de la République de Chartres...

avec AFP

— 

Dieudonné M'bala M'bala et son avocat Jacques Verdier, à Paris le 19 octobre 2012.
Dieudonné M'bala M'bala et son avocat Jacques Verdier, à Paris le 19 octobre 2012. — P. BOUTIN/SIPA

La garde à vue de Dieudonné M'bala M'bala entamée ce mercredi matin a été levée à 20h25. «Il a fait l'objet d'une confrontation avec l'huissier de justice et a maintenu avoir été absent de la propriété du Mesnil-Simon au moment des faits», a indiqué dans un courriel Patrice Ollivier-Maurel, procureur de la République Chartres.

Dieudonné M'bala M'bala avait été placé en garde à vue ce mercredi à la suite d'une plainte d'un huissier de justice pour violences, avait indiqué plus tôt dans la journée le procureur de la République de Chartres. Lors d'une première garde à vue dans la nuit de mardi à ce mercredi, Dieudonné a «contesté toute présence sur les lieux le soir des faits et être l'auteur du coup de feu, raison pour laquelle une confrontation est actuellement en cours», précisait Patrice Ollivier-Maurel dans un communiqué.

Plainte contre X

La compagne de Dieudonné, Noëmie Montagne, a également été entendue par les gendarmes mardi. «Lundi 20 janvier, deux huissiers de justices mandatés par la direction régionale des finances publiques à Paris se sont présentés aux alentours de 20 heures, au domicile de Madame Noëmie Montagne et Monsieur Dieudonné M'bala M'bala pour délivrer à ce dernier plusieurs commandements de payer», a précisé le procureur dans son communiqué.

«L'un des huissiers dit avoir été reçu par Mme Montagne qui lui a demandé de partir et, avoir identifié formellement Monsieur Dieudonné M'bala M'bala qui n'a pas répondu à ses injonctions», a ajouté Patrice Ollivier-Maurel. «Constatant qu'il ne pouvait remettre les commandements en main propre, l'huissier a regagné son véhicule et a aperçu au même moment une arme faire feu par dessus le portail. Le soir même, il déposait plainte contre X tout en précisant n'avoir pas été en mesure d'identifier le porteur de cette arme.»

Le procureur de la République a saisi la brigade des recherches de Dreux d'une enquête de flagrance pour violences avec armes sans ITT sur un officier public ministériel. Selon le parquet, «le tir de flash ball a été caractérisé par plusieurs éléments matériels». Par ailleurs, une perquisition a été menée mardi au domicile, ont précisé deux sources. Selon les enquêteurs, un tel engin lanceur de projectiles en caoutchouc a alors été retrouvé.