Une année 2014 de grands travaux à la SNCF

Mathieu Gruel

— 

Des TGV au Technicentre est-européen SNCF de Bobigny-Pantin, le 11 octobre 2013
Des TGV au Technicentre est-européen SNCF de Bobigny-Pantin, le 11 octobre 2013 — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

«En 2014 ce sera action, action!» Lundi soir, à l'occasion de ses voeux à la presse, le président de la SNCF Guillaume Pepy a listé les dossiers auxquels l'entreprise ferroviaire devra s’atteler en 2014, après une année 2013 dont le résultat financier s'annonce morose.

Des résultats dans le rouge

Ils ne seront publiés que le 13 février. Mais Guillaume Pepy, qui a salué la bonne «résistance» de la SNCF sur le plan économique, a indiqué que «nos commissaires aux comptes nous imposent ce qui s'appelle un test de valeur sur le parc des TGV dont le montant, qui n'est pas aujourd'hui fixé, sera à déduire du résultat de la SNCF». Faisant état d'un «résultat récurrent qui sera positif», celui-ci plongera donc mécaniquement dans le rouge, du fait de cette dépréciation du parc TGV.

De nombreux travaux prévus en 2014

«2014, ce sera l'année des travaux», a insisté Guillaume Pepy. Leur volume physique devrait ainsi être multiplié par 2,5 fois en Ile-de-France, par rapport à 2012. A ce sujet, le président de la SNCF a salué l'annonce de Jean-Paul Huchon, qui s'est dit «prêt» à autoriser la fermeture de ligne, pour en accélérer la rénovation. Si les contours de ce plan de travaux estivaux, qui devraient se concentrer sur plusieurs lignes, n'a pas été précisé, il doit permettre à la SNCF de «cesser de faire à la petite cuiller et pouvoir passer à la grande cuiller voire à la louche pour faire des travaux en 2014», a appuyé le président de la SNCF. Et «ce n'était pas possible jusqu'à présent.»

Un nouveau modèle pour le TER

Face à la grogne exprimée par plusieurs régions, en charge du transport régional, Guillaume Pepy a dit souhaiter «un nouveau modèle de production, moins cher» mais sans réduction du service public pour autant. «Les régions n'ont plus d'argent et nous demande de nous réinventer», a ainsi précisé le président de la SNCF, expliquant qu'il allait falloir sortir «du toujours plus», qui avait prévalu jusqu'ici et «trouver des accords», de région en région.

Transformation de l'entreprise

Le président de la SNCF, évoquant une «très forte attente pour qu'on se réforme», s'est dit prêt «à accélérer» cette transformation. Il souhaite notamment «produire moins cher» et appliquer «les méthodes industrielles au chemin de fer». Tout en misant sur le digital pour améliorer l'expérience client et les conditions de travail des agents SNCF, il a ajouté vouloir continuer à «diminuer les coûts d'investissement», soulignant que 150 millions d'euros n'avaient pas été dépensés en 2013. «Il faut faire baisser les coûts pour faire baisser les prix», a-t-il ajouté.

Refonte du cadre social

«Un nouveau contrat social dans le ferroviaire a démarré». Si Guillaume Pepy a redit son «obsession de l'ouverture de la concurrence», dont la date dépend des politiques, il a indiqué: «on met le paquet sur le cadre social harmonisé». Des négociations sont d'ailleurs ouvertes et «il importe de trouver des points d'équilibre par dossiers», a expliqué le président de la SNCF. «C'est la condition pour que le secteur s'en sorte».