Valls va expérimenter dans «quelques départements» la limitation de vitesse à 80 km/h

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Panneau de signalisation d'un radar automatique
Panneau de signalisation d'un radar automatique — Philippe Huguen AFP

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé mardi l'expérimentation cette année dans «quelques départements» de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire, actuellement à 90 km/h.

M. Valls, qui s'exprimait sur BFMTV, n'a donné aucune autre précision, ajoutant qu'il «attendait les propositions» du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) sur ce sujet.

Le comité d'experts du CNSR, instance chargée de faire des recommandations en matière de sécurité routière, a préconisé la limitation de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur «les routes bidirectionnelles» (à deux voies) nationales, départementales et communales où elle est limitée à 90 km/h.

Pour Chantal Perrichon, porte-parole de la Ligue contre la violence routière, cette annonce de Manuel Valls est «historique».

Cela «montre qu'il maitrise parfaitement ce dossier. Il se cale sur la connaissance des experts qui estiment à 450 le nombre de vies qu'on peut sauver si on passe de 90 à 80 km/h sur ces routes à double sens sans séparateur médian», a-t-elle dit à l'AFP.

Manuel Valls «sait qu'il faut faire en sorte que cette mesure soit acceptée. Il faut qu'il mette à profit les mois qui viennent pour que les Français comprennent que cette limitation de vitesse permettra de réduire le nombre de morts sur les routes. C'est la mesure phare qui doit être prise», selon elle.

D'autres associations ne partagent pas cet enthousiasme. «NON à un abaissement systématique des vitesse autorisées ! OUI à des limitations de vitesse cohérentes avec le réseau routier, son tracé et son état !», a réagi l'Automobile club association, une organisation de défense des automobilistes.

«Il faut adapter les limitations de vitesse en fonction des infrastructures. Pour assurer une limitation de vitesse cohérente, nous estimons que chaque axe concerné devra être audité (...)», poursuit l'association dans un communiqué.