Valls avait porté plainte contre Dieudonné dès septembre

JUSTICE Pour «injure publique», le polémiste ayant qualifié le ministre de l'Intérieur de «Mussolini moitié trisomique»...

20 Minutes avec AFP
— 
Manuel Valls au ministère de l'Intérieur le 3 janvier 2014.
Manuel Valls au ministère de l'Intérieur le 3 janvier 2014. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

L'affaire Valls-Dieudonné ne date pas d'hier. Dans les  tribunaux, elle a en réalité commencé en septembre, avec la discrète  plainte du ministre de l'Intérieur contre le polémiste pour «injure  publique», révèle M6 ce vendredi. L'objet de la plainte: une vidéo  postée sur Internet le 29 août dans laquelle Dieudonné qualifiait Manuel  Valls de «Mussolini moitié trisomique».

Une enquête préliminaire a ainsi été diligentée par le  parquet de  Paris le mois suivant. Le polémiste sera jugé par le tribunal  correctionnel de  Paris, selon une source proche du dossier qui s'est  confiée à l'AFP.

«Petit entrepreneur de la haine»

Début janvier, l'humoriste a fait l'objet d'une citation  directe à  comparaître pour injure publique devant la 17e chambre du  tribunal  correctionnel de Paris, a précisé à l'AFP la source judiciaire. La date  de l'audience devrait être fixée en février.

L'humoriste controversé a annoncé le week-end dernier  qu'il  renonçait à donner son spectacle «Le Mur», interdit par la justice  pour  ses sorties antisémites. Dieudonné est également l'objet d'une enquête  sur des  soupçons d'organisation frauduleuse de son insolvabilité et de   blanchiment d'argent.

Fin décembre 2013, Manuel Valls avait annoncé qu'il  étudiait «toutes  les voies juridiques» pour interdire les «réunions  publiques» de  Dieudonné après des propos antisémites visant notamment le  journaliste  de Radio France Patrick Cohen, qui font l'objet d'une  enquête à Paris.  Le ministre de l'Intérieur, qui avait qualifié Dieudonné  de «petit  entrepreneur de la haine», avait publié le 6 janvier une  circulaire  pour demander aux préfets et aux maires d'interdire les  représentations  du «Mur». Saisi par Manuel Valls, le Conseil d'Etat a  donné raison au  gouvernement en validant l'interdiction du spectacle de  Dieudonné.