DSK attaque en diffamation le roman de Jauffret sur l'affaire du Sofitel

JUSTICE DSK attaque aussi les éditions du Seuil...

avec AFP

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Dominique Strauss-Kahn à son arrivée à l'aéroport de Roissy, à Paris, dimanche 4 septembre 2011
Dominique Strauss-Kahn à son arrivée à l'aéroport de Roissy, à Paris, dimanche 4 septembre 2011 — A. GELEBART / 20 MINUTES

En librairie seulement depuis ce jeudi, La ballade de Rikers Island est déjà attaqué. Dominique Strauss-Kahn va attaquer en diffamation Régis Jauffret, l'auteur de l'un des romans les plus attendus de la rentrée littéraire pour son sujet à haut degré polémique: l'affaire du Sofitel. L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) va également attaquer les éditions du Seuil où paraît le roman ainsi que France Inter, où le romancier a fait la promotion de son ouvrage jeudi matin, a précisé à l'AFP l'avocat de DSK Jean Veil.

DSK attaque une «pseudo enquête romancée»

«Dominique Strauss-Kahn conteste formellement les déclarations diffamatoires de Régis Jauffret contenues dans son dernier livre ainsi que celles tenues ce matin à la radio dans le cadre de sa promotion», a expliqué l'avocat. «Sous prétexte d'une pseudo enquête romancée, l'auteur, qui n'hésite pas à s'appuyer sur des conversations purement et simplement inventées, contredit les conclusions devenues définitives de la procédure judiciaire américaine» qui a abandonné toute poursuite sur les accusations de viol portées par une femme de chambre du Sofitel de New York, Nafissatou Diallo, a-t-il ajouté.

Poursuites pénales abandonnées

Dans son roman, Régis Jauffret, qui a par le passé écrit sur l'affaire Stern (Sévère), revient, sans nommer DSK, l'affaire dite du Sofitel. Sur France Inter, il a expliqué sa décision de ne pas avoir nommé l'ancien ministre socialiste, assurant ne pas avoir «pensé du tout aux avocats» pour faire ce choix. «Ca n'est pas venu. J'ai essayé de l'appeler DSK, Dominique, Dominique Strauss-Kahn [...] cela ne fonctionnait pas», a-t-il dit.

DSK avait été arrêté le 14 mai 2011 alors qu'il était donné favori à la présidentielle de l'année suivante. Les poursuites pénales avaient été abandonnées le 23 août 2011 en raison de doutes sur la crédibilité de Mme Diallo. La procédure civile aux Etats-Unis avait pris fin un an et demi plus tard, le 10 décembre 2012, avec la signature d'un accord financier secret.