Immobilier: 8 Français sur 10 jugent «difficile» d'acheter dans leur commune

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Près de huit Français sur dix jugent "difficule de devenir propriétaire" dans leur commune à l'heure actuelle, selon un sondage Ipsos réalisé pour le courtier en prêts immobilier Immoprêt, publié jeudi.
Près de huit Français sur dix jugent "difficule de devenir propriétaire" dans leur commune à l'heure actuelle, selon un sondage Ipsos réalisé pour le courtier en prêts immobilier Immoprêt, publié jeudi. — Jacques Demarthon AFP

Près de huit Français sur dix jugent «difficule de devenir propriétaire» dans leur commune à l'heure actuelle, selon un sondage Ipsos réalisé pour le courtier en prêts immobilier Immoprêt, publié jeudi.

Lors de cette enquête, 77% des personnes interrogées ont estimé «plutôt difficile» (54%) voire «très difficile» (23%) d'acheter un logement dans leur commune, seuls 23% étant d'un avis différent (20% jugeant une acquisition «facile» et 3% «très facile»).

En matière de logement et de coûts associés, les attentes des Français vis-à-vis de leur commune sont tout d'abord une baisse de la fiscalité locale (43%) et un accès à la propriété facilité (30%), les deux réponses les plus fréquemment citées par les sondés, qui pouvaient en donner plusieurs.

Viennent ensuite: «rendre les logements plus économes en énergie» (27%), «rénover les logements existants» (23%), «limiter le niveau des loyers» (20%), selon ce sondage.

Proposer «des solutions adaptées pour les personnes âgées ou dépendantes» (17%) et «développer les logements pour les jeunes» (14%) ou encore «construire davantage de logements pour répondre à la demande» (14%) et «faciliter l'obtention des logements sociaux» ont été cités moins souvent.

Enfin, «développer le droit de préemption urbain dans le but de contrôler les prix de l'immobilier» (8%), et «renforcer la mixité sociale» (7%) ont été plus marginalement évoqués.

Interrogés sur l'action de leur commune en matière de logement, plus de six sondés sur dix (64%) l'ont jugée «satisfaisante» (57% «assez satisfaisante» et 7% «très satisfaisante»), 36% étant d'un avis contraire : 29% se sont dit «peu» satisfaits, et 7% «pas du tout».

Toutefois en région parisienne où existent de grandes tensions sur le marché du logement, la proportion d'insatisfaits monte à 42%, et au sein des occupants de logements sociaux en général, à 50%.

En choisissant leur logement, les Français interrogés ont affirmé avoir considéré comme «déterminant»: son emplacement (49%) et son prix (44%), loin devant le nombre de pièces (20%), la superficie (18%), le confort (13%) et les infrastructures de proximité (10%).

Le montant des impôts locaux (4%) et étonnamment, la consommation d'énergie (3%) ont eu peu d'influence, aux dires des sondés.