Cécilia Attias veut un vrai statut pour la première dame

POLITIQUE L'ex-femme de Nicolas Sarkozy défend la fonction et sa symbolique...

M.Gr.

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Cécilia Attias à New York le 17 juin 2010.
Cécilia Attias à New York le 17 juin 2010. — Richard Drew/AP/SIPA

Quel statut pour la première dame? Depuis les révélations du magazine Closer, au sujet d'une relation supposée entre le président de la République François Hollande et l'actrice Julie Gayet, la question revient en boucle. Pour Cécilia Attias, ex-première dame lorsqu'elle était encore l'épouse de Nicolas Sarkozy, l'existence de cette notion ne peut être niée, comme elle l'a expliqué ce mercredi sur RTL.

«A partir du moment, où on élit un homme ou une femme, il y a un conjoint à coté et on ne peut pas le gommer littéralement, en lui demandant de ne rien faire, de ne pas sortir et de s’occuper de placer les fleurs sur le buffet. Je trouve que ça a un côté ridicule», a-t-elle détaillé.

De plus, estime-t-elle, «on ne peut pas du jour au lendemain décider qu'il n'y aura plus de conjoint ou alors il faut élire uniquement des présidents célibataires». Et Cécilia Attias de poursuivre, estimant qu'être première dame ce n'est pas un choix mais plutôt un droit voire même «un devoir», expliquant que «quand on a l'honneur d'être l'épouse du chef de l’État, c'est même un devoir d'aider».

«Ne pas caricaturer la fonction»

Mais pour exercer cette fonction, Cécilia Sarkozy estime qu'il ne faut pas la réduire à la question financière: «Une épouse de chef de l’État peut s'engager discrètement sans pour autant avoir des moyens dispendieux.» Alors, pour l'ex-première dame, qui appelle de ses vœux une clarification de la situation, il faudrait établir «des frontières et des barrières pour qu'il n'y ait pas de dérives. Mais il ne faut pas caricaturer cette fonction».

Selon elle, il faudrait donc encadrer la fonction tout en laissant «le libre choix à la première dame». «Si elle veut s'investir dans la fonction tant mieux, mais si elle préfère continuer son travail, ou s'occuper plus de ses enfants, qu'elle en ait la possibilité», indique-t-elle au micro de RTL.

Et pour y parvenir, tout ne repose pas sur «les moyens, ou un cabinet», explique Cécilia Attias, qui estime qu'elle a pu opérer «grâce à une volonté».