Retour de Diane 35: Cécile, qui souffre d'acné hormonale, «n'attend que ça»

TÉMOIGNAGE epuis la suspension du médicament, Cécile n'a jamais réussi à remplacer Diane 35...

Christine Laemmel

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Illustration de plaquettes de pilules Diane 35, un antiacnéique détourné en contraceptif.
Illustration de plaquettes de pilules Diane 35, un antiacnéique détourné en contraceptif. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Un an après la polémique qui a provoqué son retrait du marché, le médicament anti-acnéique Diane 35 fait son retour en pharmacie mi-janvier. Un soulagement pour Cécile, internaute vendéenne de 44 ans, atteinte d’acné hormonale et d’un eczéma du cuir chevelu.

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Dès mardi, elle a tenté sa chance dans une pharmacie, mais est repartie bredouille, «bien emmerdée». «Je suis défigurée», nous dit-elle sobrement. Cinq mois ont suffi au visage de Cécile pour ressentir terriblement l’absence de Diane 35. Cinq mois à fonctionner avec un traitement de remplacement, «plus diurétique qu’autre chose», fourni par un médecin «incompétent».

«C’est la seule chose qui me soigne»

Entre mai, date du retrait des ventes de Diane 35, et septembre, Cécile a épuisé ses plaquettes de réserve, et même ressorti Androcur, autre anti-acnéique bien connu, et d’ailleurs autorisé, lui. «Je n’attends que ça, que Diane 35 soit à nouveau disponible, c’est la seule chose qui me soigne.»

Depuis neuf ans, Diane 35 l’aidait à maîtriser parfaitement ses deux affections. A un point tel qu’elle se demandait si elles n’avaient pas tout simplement disparu. Sans véritable conséquence gênante, mis à part «plusieurs vaisseaux qui ont pété sur les cuisses». Cécile écarte sans hésitation la polémique autour des effets secondaires. «Dans chaque médicament, il y a des risques, estime-t-elle, il aurait peut-être fallu s’y prendre avant si c’était si grave.» Le plus dur pour elle, il y a un an, a été qu’on ne lui propose aucune alternative. «On la supprime d’un seul coup, se souvient-elle, et on nous dit de nous démerder.» Une «catastrophe», résume cette internaute.