La droite craint la disparition de la région Picardie

avec AFP

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 Le Conseil régional de Picardie, à Amiens
 Le Conseil régional de Picardie, à Amiens — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

L'opposition de droite à l'assemblée régionale de Picardie a exprimé mercredi sa crainte de voir disparaître la région, après les propos du président François Hollande mardi sur une réorganisation territoriale et du député PS Thierry Mandon, mercredi, sur une réduction du nombre de régions.

«Je m'inquiète de l'avenir de la Picardie après les déclarations du président de la République, parce que le schéma qui est proposé est à l'évidence un schéma de disparition des petites régions en termes de population», a déclaré Christophe Coulon (UMP), président du groupe d'opposition Envie de Picardie à l'assemblée régionale, qui regroupe notamment les élus UMP, Nouveau Centre et UDI.

«Touche pas à ma Picardie» 

Le nombre de régions -22 aujourd'hui en métropole- devrait passer à «une quinzaine», a annoncé mercredi sur RMC le député PS Thierry Mandon, codirigeant du conseil de la simplification voulu par le chef de l'État. Le nombre des régions «peut évoluer», avait dit le président Hollande dans une esquisse de réorganisation territoriale, dans un souci de réduction de la dépense publique.

«La Picardie a toujours été écartelée entre trois grandes métropoles que sont le Nord, la Champagne-Ardenne et l'Ile-de-France et aujourd'hui la question de l'avenir de la Picardie est posée», a estimé Coulon. En 2009, des dizaines de milliers de personnes avaient signé une pétition «Touche pas à ma Picardie» en réaction aux rumeurs de démantèlement de cette région dans le cadre des 20 propositions du comité Balladur sur la réforme territoriale, qui préconisait déjà le passage de 22 régions à une quinzaine.

«Pour ma part, je suis complètement défavorable à la disparition de la Picardie», a conclu Coulon, pour qui «l'échelon territorial des régions est aujourd'hui le bon échelon, l'échelon pertinent pour faire du développement».