Trente propositions pour en finir avec les préjugés filles-garçons

C. B. avec AFP

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Des enfants en rang dans la cour d'une école primaire à Bordeaux, en septembre 2013.
Des enfants en rang dans la cour d'une école primaire à Bordeaux, en septembre 2013. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Pousser les hommes à s'investir auprès des enfants pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons, et en particulier les pères, via une préparation à la naissance, est l'une des pistes d'un rapport remis mercredi à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes.

Le rapport «Lutter contre les stéréotypes filles-garçons, un enjeu d'égalité et de mixité dès l'enfance», réalisé par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, adresse trente propositions liées à l'éducation, la santé, les pratiques culturelles et sportives ou encore l'orientation scolaire.

Les auteurs constatent que «filles et garçons ne font pas les mêmes choix de filières d'études, n'ont pas le même rapport au corps et s'engagent diversement dans les activités scolaires, sportives ou culturelles». 

Santionner les propos sexistes à l'école

Avec 99% de femmes chez les salariés des établissements d'accueil des jeunes enfants et 7% d'hommes parmi les instituteurs, selon le rapport, les petits «sont très majoritairement pris en charge par des femmes et font très vite le lien entre "pourvoyeur de soin ou d'éducation" et "activités féminines"».

Aussi, il recommande d'agir à la racine, en créant des «dispositifs de préparation à la naissance» dans les maternités ou «d'accompagnement à la parentalité» qui fassent davantage de place aux pères et futurs pères. Les auteurs suggèrent aussi un «plan national d'action pour la montée en mixité des métiers de la petite enfance».

Le rapport préconise aussi de favoriser la conciliation entre vie familiale et professionnelle pour les pères et de modifier le système d'orientation scolaire pour encourager les jeunes à envisager «un parcours atypique au regard de leur sexe».

D’après Le Parisien, le rapport recommande également de «sanctionner les propos sexistes en cours de récré, comme au Québec, même les innocents "t’es pas cap, t’es qu’une fille"». Par ailleurs, les filles pratiquant moins de sport que les garçons dans les milieux les moins favorisés, le rapport propose «d’obliger les fédérations à faire campagne auprès d’elles, en conditionnant les subventions à cette obligation», avance Le Parisien.