EN DIRECT. Annonces de François Hollande: François Fillon veut bien «prendre le président au mot» mais ne «s'en satisfera pas»

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François Hollande a clairement revendiqué mardi sa ligne sociale-démocrate avec un geste concret en faveur des entreprises, auxquelles il a promis un allègement des charges de 30 milliards d'euros, et s'est engagé à clarifier la situation de son couple après les révélations de Closer.
François Hollande a clairement revendiqué mardi sa ligne sociale-démocrate avec un geste concret en faveur des entreprises, auxquelles il a promis un allègement des charges de 30 milliards d'euros, et s'est engagé à clarifier la situation de son couple après les révélations de Closer. — Philippe Wojazer AFP
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15h37: Bertrand Delanoë fait l'éloge de Hollande, «résolu, courageux et déterminé»
Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a fait mercredi l'éloge de François Hollande dont il a trouvé le propos «résolu, courageux, déterminé», au lendemain de la conférence de presse présidentielle.
Chantre de l'«efficacité de gauche», qui avait réuni les deux hommes dans une motion au congrès de Reims de 2008, Bertrand Delanoë n'a eu de cesse lors de ses voeux à la presse - ses derniers en tant que maire de Paris - de défendre la ligne du président, qui a détaillé mardi son «Pacte de responsabilité» en assumant sa ligne sociale-démocrate.
«C'est un propos résolu, courageux, déterminé», a déclaré le maire de la capitale, «c'est une bonne nouvelle pour la France car cela peut donner de l'efficacité au service du progrès social».
«On ne fait pas de progrès social avec des finances publiques en miettes», a insisté Bertrand Delanoë, lui qui «commence à avoir quelques heures de vol».

14h49: Un collectif «non à la TVA» appelle à manifester le 8 février
Un collectif «non à la TVA» regroupant différentes associations, syndicats ainsi que le Front de gauche et le NPA a appelé ce mercredi à une manifestations à Paris le 8 février «contre la hausse de la TVA et pour une fiscalité juste», ont annoncé les organisateurs.
«Au lendemain d'une conférence de presse dans laquelle le Président de la République a assumé l'accélération du cours libéral de sa politique et des cadeaux supplémentaires au grand patronat, le collectif «non à la hausse de la TVA» a lancé officiellement sa campagne et ses outils de mobilisation contre la hausse de la TVA et pour une fiscalité juste, écologique et solidaire», écrit le collectif dans un communiqué.

13h53: Le ministre allemand des Affaires étrangères salue des annonces «courageuses»
Le ministre allemand des Affaires étrangères, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, a salué ce mercredi à Berlin des annonces «courageuses» faites par le président socialiste français François Hollande la veille lors d'une conférence de presse à Paris.
«Ce qu'a annoncé hier (mardi) le président Hollande, est en premier lieu, courageux (...) cela me semble le bon chemin, non seulement pour que la France mais également l'Europe sorte un peu plus forte de la crise», a déclaré le chef de la diplomatie du gouvernement de coalition de la chancelière Angela Merkel, qui allie conservateurs et sociaux-démocrates.

13h27: La conférence d'Hollande, «aveu» de «l'existence d'un parti unique» UMP-PS, selon Marine Le Pen
La présidente du FN Marine Le Pen voit ce mercredi dans la conférence de presse de François Hollande mardi «l'aveu» de «l'existence dans notre pays d'un parti unique qui regroupe le PS et l'UMP».
«Si François Hollande a clairement hier assumé une politique eurolibérale, sa conférence de presse a permis un autre aveu de taille, qui va bouleverser le débat politique français: l'existence dans notre pays d'un parti unique qui regroupe le PS et l'UMP», écrit Marine Le Pen dans un communiqué.
La thématique de l'«UMPS» est régulièrement reprise par Marine Le Pen et les membres du Front national.
«Cet aveu était d'une grande clarté dans la bouche même du chef de l'Etat, qui a assumé vouloir réussir ce que Nicolas Sarkozy aurait voulu continuer à faire, ajoutant que le débat politique français devait se faire entre "un centre-droit" et un "centre-gauche", tous deux européistes, ultralibéraux et antinationaux», écrit Marine Le Pen.
«Les réactions de l'UMP ont confirmé sans ambiguïté l'aveu du parti unique», selon la patronne du FN.

13h14: Hervé Morin ne «croit pas» au pacte de responsabilité des entreprises
Hervé Morin, député UDI, s'est montré très sceptique ce mercredi envers les annonces faites par François Hollande, disant ne «pas croire» au pacte de responsabilité des entreprises comparé à «une planification», en marge des voeux du président de l'UDI Jean-Louis Borloo.
«Dans trois mois le décor s'effondrera à nouveau et rien n'aura vraiment changé», a-t-il dit, estimant par exemple que le projet de loi sur la formation professionnelle est «vide».
«Le chef de l'Etat est tellement aux abois qu'il est prêt à raconter n'importe quoi en fonction du vent», a-t-il dit. «Je n'y crois pas», a-t-il déclaré. «J'espère me tromper», a-t-il toutefois ajouté. «Je pense qu'il ne se passera rien pendant trois ans», a-t-il martelé.

13h08: Selon la Commission européenne, les annonces de Hollande auront «des effets bénéfiques sur la croissance et l'emploi»
La Commission européenne a salué mercredi les mesures annoncées la veille par le président français François Hollande, les qualifiant de «bonne nouvelle» et de pas «dans la bonne direction».
«Les mesures considérées devraient selon nous renforcer la compétitivité des entreprises françaises et avoir des effets bénéfiques sur la croissance et l'emploi», a souligné au cours d'un point de presse un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly.

11h55: François Fillon veut bien «prendre le président au mot» mais ne «s'en satisfera pas»
Lors de ses vœux, François Fillon est revenu sur les déclaration de François Hollande. «Je ne pardonne pas ce temps perdu pour comprendre l'évidence c'est à dire que ce sont les entreprises qui créent la croissance et les emplois. Pourquoi avoir abrogé des juillets 2012 la baisse des charges sociales que nous avions décidées? Pourquoi augmenter les charges des entreprises en revenant partiellement sur la retraite à 62 ans? Pourquoi avoir rompu avec l'objectif de convergence avec l'allemagne sur le taux d'impôt sur les sociétés?
Aujourd'hui je veux bien prendre le président au mot mais je ne m'en satisferai pas car ne nous sommes pas au premier flou. Comme dit le proverbe «on ne chasse pas le brouillard avec un éventail» (...) ce donnant donnant préfiguré des négociations sans fin et une énième usine à gaz à l'image du CICE alors qu'il faut être efficace maintenant.»


11h46: Pour Bruno Le Maire, le discours de Hollande «pas gênant du tout pour l'opposition»
L'ex-ministre UMP Bruno Le Maire ne juge «pas gênant du tout», pour l'opposition, le discours favorable aux entreprises tenu mardi par François Hollande. « Ça permet de rappeler que François Hollande pendant 18 mois s'est trompé et a trompé les Français», a déclaré Bruno Le Maire mercredi sur LCP.
«Il a pris un certain nombre de mesures qui allaient pas dans la bonne direction, il n'a pas réussi à inverser la courbe du chômage, il a créé 100.000 demandeurs d'emploi supplémentaires, y a eu des dizaines de milliers de faillites d'entreprises, de PME, au cours des 18 premiers mois de François Hollande. Il y a eu une augmentation sans précédent des impôts, une paupérisation des ménages français», a martelé le député de l'Eure.
 
11h41: Philippe Marini appelle à garder son «esprit critique»
Philippe Marini, président UMP de la commission des Finances du Sénat, a souhaité ce mercredi que «l'esprit critique» soit préservé au sein de son parti face aux engagements du chef de l'Etat.
Dans une déclaration à l'AFP, le sénateur de l'Oise a pointé «ceux qui ont la faiblesse de croire à un tournant social libéral du président, alors que tout cela est purement verbal».
«Soit le président trompe les fonctionnaires, sa base électorale, soit les milieux économiques qui ont la faiblesse de croire à ses promesses, et plus probablement il trompe les deux», a accusé l'élu d'opposition.
«C'est une mise en garde que je lance. Quand j'entends Baroin qui semble prendre pour argent comptant» ces propos, «je lui dis: cher collègue, fais preuve d'esprit critique, ne te laisse pas attirer par la paille des termes, mais sois plus sensible au grain des choses», a encore déclaré Philippe Marini à l'adresse de l'ancien ministre UMP François Baroin, approbateur de la démarche présidentielle.

11h00: Jean-François Copé met en garde la droite et le patronat
Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a mis en garde mercredi les formations de la droite, du centre et le patronat sur un éventuel soutien au pacte de responsabilité de François Hollande car «le diable se cache dans les détails».
«S'il s'agit de faire un programme de baisse de charge, avec cette présentation-là, quel est le député de l'opposition qui va être contre?», a ironisé Jean-François Copé sur France 2, invité à réagir aux déclarations de Jean-Louis Borloo (UDI), qui s'est dit prêt à soutenir le «pacte de responsabilité» de François Hollande si celui-ci contient des mesures concrètes.
«Tout ce qui permet de donner de l'oxygène, c'est plutôt mieux. Mais cela ne suffira pas du tout. On ne peut pas désapprouver cela mais je dis attention, le diable se cache dans les détails», a averti le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne).

10h50: Le parti de Merkel salue «un clair changement» de cap
Le vice-président du groupe parlementaire de la CDU, Andreas Schockenhoff, a salué ce mercredi «un clair changement de paradigme» dans la politique française au lendemain de la conférence de presse de François Hollande, dans une interview à une radio allemande.
«Il s'agit d'un clair changement de paradigme», s'est félicité Andreas Schockenhoff, ténor du parti de la chancelière et président du groupe franco-allemand au Bundestag (chambre basse du Parlement), sur l'antenne de RBB, radio publique berlinoise.
«Il faut voir désormais comment cela sera mis en oeuvre mais les mots montrent un nouveau ton du président Hollande», a-t-il souligné.
«Pendant sa campagne électorale, il s'était positionné contre la politique de stabilité conduite par le gouvernement allemand et contre une politique d'austérité qui est un gros mot en France», a expliqué le parlementaire.
«Il dit aujourd'hui qu'il a sous-estimé la faiblesse de la croissance de l'économie française et qu'il faut faire quelque chose en faveur de la compétitivité et de la productivité», a-t-il relevé, ajoutant: «nous espérons qu'il ira vite dans la mise en oeuvre» de ce qui a été annoncé.

10h40: Avec François Hollande, «on est dans le bricolage permanent», estime Henri Guaino
Henri Guaino, député UMP des Yvelines, a affirmé qu'avec la politique de François Hollande, on était «dans le bricolage permanent», ce mercredi sur iTélé.
Interrogé sur les annonces du chef de l'Etat au lendemain de sa conférence de presse, l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a affirmé que «la seule question» à se poser était: tout cela est-il réaliste, susceptible de résoudre les problèmes de la France?».
«Je me fiche de savoir si sa politique est sociale-démocrate, sociale-libérale ou libérale-sociale, la question est de savoir si elle répond aux défis de notre temps», a-t-il ajouté.
A propos de l'allègement des charges des entreprises, Henri Guaino a estimé que «c'est très bien. Mais où va-t-on trouver l'argent pour les financer? François Hollande ne nous en a rien dit».

10h30: Pour François Baroin, «on ne peut qu'accompagner cette démarche» de Hollande «si elle est sérieuse»
L'ex-ministre et député UMP François Baroin a vu dans le discours de François Hollande «une prise de conscience d'une réalité économique qui s'impose à tous» et estimé que l'opposition, «objectivement», «ne peut qu'accompagner cette démarche» si elle est «sérieuse.»
François Hollande «ne m'a pas surpris» et a procédé à «une prise de conscience d'une réalité économique qui s'impose à tous», a déclaré François Baroin sur Europe 1. «Si cette prise de conscience» est "solide" et "sérieuse", objectivement, on ne peut qu'accompagner cette démarche», a-t-il poursuivi.

10h25: Le «plus grand coup de barre à droite» depuis Guy Mollet, estime Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a déclaré ce mercredi que le discours de François Hollande lors de sa conférence de presse représentait «le coup de barre à droite le plus violent qu'on ait vu de la part d'un gouvernement de gauche depuis Guy Mollet».
«C'est le coup de barre à droite le plus violent qu'on ait vu de la part d'un gouvernement de gauche depuis Guy Mollet. C'est une tromperie géante, on n'a jamais vu quelque chose de ce niveau. Il a démarré avec le discours contre la finance et il termine par des cadeaux sans contrepartie au patronat», a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur RTL.
«C'est tout le vocabulaire de la droite, tout le point de vue des néolibéraux que Hollande a repris. Ceci à un moment très paradoxal de l'histoire économique parce que c'est précisément à tout cela que sont en train de renoncer les économistes du monde entier», a développé le député européen.

10h20: Pierre Gattaz salue «un discours qui va dans le bon sens», mais demande des «clarifications»
Le président de l'organisation patronale Medef, Pierre Gattaz a estimé ce mercredi que le discours de François Hollande allait «dans le bon sens» et demandé au chef de l'Etat des «clarifications» sur le «pacte de responsabilité» proposé aux entreprises.
«C'est un discours qui va dans le bon sens. Il y a une prise de conscience de la réalité de la France», a déclaré devant la presse Pierre Gattaz, au lendemain de la conférence du chef de l'Etat, tout en demandant des clarifications «pour le 21 janvier».

10h05: Plus de 4 millions de téléspectateurs pour la conférence de presse de Hollande
Quelque 4,282 millions de téléspectateurs ont suivi mardi la conférence de presse de François Hollande toutes chaînes confondues, bien plus du double que pour celle du 16 mai 2013, selon les chiffres de Médiamétrie.
Au total sa conférence, qui été rediffusée sur France 2, BFM TV, LCI, i-Télé et la chaîne parlementaire de 16h38 à 19h12, a représenté 31,7% de part d'audience. La plupart des auditeurs l'ont suivie sur France 2 (2,8 millions).
Son intervention du 16 mai 2013, qui avait eu lieu une demi-heure plus tôt environ, avait attiré seulement 1,873 million de téléspectateurs.

François Hollande a clairement revendiqué, mardi, la ligne sociale-démocrate et choisi de faire un geste important en direction des entreprises, auxquelles il a promis un allègement des charges de 30 milliards d'euros, s'engageant par ailleurs à clarifier la situation de son couple après les révélations de Closer.

>> Le chef de l'Etat vous a-t-il convaincu? Vos réactions par ici

Très attendu, lors de cette troisième grande conférence de presse du quinquennat, sur sa liaison avec l'actrice Julie Gayet, le chef de l’État a reconnu que son couple traversait des «moments douloureux». Au lendemain de cet conférence, dont vous pouvez retrouver les principales annonces par ici, les réactions se poursuivent ce mercredi.