Drancy: Une trace radioactive trouvée sur le wagon accidenté en décembre

NUCLÉAIRE ais «ce n’est pas le déraillement qui a causé la contamination», assure Areva...

E.O.

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Le 9 octobre 2013, vue de la gare de triage de Drancy-Le Bourget en  Seine-Saint-Denis.
Le 9 octobre 2013, vue de la gare de triage de Drancy-Le Bourget en Seine-Saint-Denis. — V. WARTNER / 20 MINUTES

«Pas d’impact sur l’environnement», «pas d’enjeu radiologique». Les mots se voulaient rassurants, quelques jours après l’incident survenu dans la gare de Drancy, en Seine-Saint-Denis, le 23 décembre. Ce jour-là, un wagon de déchets nucléaires était sorti d’un rail, sans qu’il ne se renverse. 

>>  Lire notre enquête: Des wagons qui sèment l'inquiétude en Seine-Saint-Denis

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et Areva ont cependant annoncé jeudi qu’une trace de contamination radioactive avait été détectée sur le wagon en question, selon France Info.

Au-dessus des normes en vigueur

Le «point de contamination correspond à un débit de dose de 56 microsieverts par heure», a indiqué l’ASN dans un communiqué. Il s’agirait, d’après la radio, de «l'équivalent d'une dose reçue lors d'un vol Paris-Los Angeles», qui n'est pas nocive pour les riverains. Il n’empêche que cette quantité est au-dessus des normes en vigueur pour le transport de ce type de matières.

«Ce n’est pas le déraillement qui a causé la contamination, c’est vraisemblablement un événement antérieur», a affirmé à France Info le directeur des transports d’Areva. Selon lui, la contamination a pu avoir lieu à la centrale de Nogent-sur-Seine, où a eu lieu le chargement. «Après, dans quelles conditions et pourquoi, nous ne le savons pas encore». 

La gare de triage étalée sur les communes de Drancy, du Bourget et du Blanc-Mesnil suscite l’inquiétude des riverains et des élus. Chaque année, 13.000 wagons de matières toxiques y transitent.