Une vingtaine de lignes de TER pourraient disparaître

TRANSPORTS Une fédération d'usagers dénonce l'abandon de lignes non profitables...

A.Ch.

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Un TER en gare de Bordeaux.
Un TER en gare de Bordeaux. — LOIC VENANCE/AFP

Une vingtaine de lignes de train régionales pourraient disparaître dans les dix prochaines années, craint la Fédération nationale des associations des usagers des transports (FNAUT). Pas assez d’usagers, pas assez rentables pour la SNCF et les régions qui les financent, ces lignes rurales pourraient s’arrêter définitivement dans les prochaines années.

Ce sont quelque 5.000 kilomètres de lignes qui seraient concernés, selon la FNAUT: des lignes comme Morlaix/Roscoff, Limoges/Brive ou La Roche-sur-Yon/Thouars pourraient disparaître si la SNCF, Réseau ferré de France (RFF) et les Régions s’accordent. Pour les usagers, le changement ne devrait pas être flagrant puisque la SNCF a préparé le terrain, explique Jean Sivardière, le président de la FNAUT, à Europe1: «Les horaires sont inadaptés aux besoins. Par exemple, il est impossible d’arriver avant 10h du matin dans la grande ville terminus de la ligne. Les correspondances sont mal organisées avec les trains des grandes lignes. Le matériel est vétuste, inconfortable et les pannes et les retards sont fréquents.»

Selon la FNAUT, laisser le matériel se dégrader pourrait justifier l’arrêt de travaux trop coûteux par rapport au nombre de voyageurs, dissuadés de prendre le train par des horaires inadaptés.