«Bonnets rouges»: la mobilisation fait le pont en Bretagne

ÉCOTAXE imanche, l'opération «Chacun son pont» a réuni peu de manifestants. Mais, pour les organisateurs, qui envisagent de nouvelles actions, «l'important, ce n'est pas le nombre»...

A Rennes, Camille Allain

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Des «bonnets rouges» à Nantes, le 5 janvier 2014.
Des «bonnets rouges» à Nantes, le 5 janvier 2014. — Fabrice Elsner / 20 Minutes

«Nous voulions rappeler à tout le monde qu’en 2014, nous serons toujours là.» Porte-parole des «bonnets rouges», le maire de Carhaix (Finistère) Christian Troadec a retrouvé son couvre-chef dimanche, à l’occasion de l’opération «Chacun son pont». Comme lui, quelques dizaines de manifestants, coiffés de leur bonnet et équipés de «gwenn ha du» (les drapeaux de la Bretagne), ont passé l’après-midi au-dessus des quatre-voies bretonnes, en ce jour pluvieux de retour de vacances. «Nos revendications n’ont pas changé. Nous demandons la suppression de l’écotaxe et un statut pour la Bretagne. Nous voulions aussi rappeler la gratuité de nos routes dans la région», poursuit Christian Troadec.

«Il y aura d'autres moments pour les actions spectaculaires»

Dimanche, seuls quelques bonnets ont bravé le temps maussade, perchés sur la plupart des ponts de la région. Bien loin des rassemblements de Quimper (Finistère) ou Carhaix, où plusieurs milliers de personnes s’étaient réunies pour défiler. «Notre mobilisation ne faiblit pas. L’important ce n’est pas le nombre. Il y aura d’autres moments pour les actions spectaculaires», poursuit le porte-parole du mouvement. En réponse à leurs banderoles, les opposants à l'écotaxe ont reçu des coups de klaxon et des appels de phare. «Nous prenons ça comme un soutien», souffle un «bonnet rouge». Les membres forts du collectif se retrouveront à Carhaix ce mardi, avant une réunion, le 11 janvier, qui rassemblera les 40 comités locaux fraichement créés. A l’ordre du jour: la préparation des états généraux de Bretagne prévus le 8 mars à Morlaix.