Enquête ouverte après une plainte de Dieudonné pour menaces

JUSTICE Manuel Valls a annoncé vendredi qu'il étudiait «toutes les voies juridiques» pour interdire les «réunions publiques» de l'humoriste controversé...

avec AFP

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Dieudonné au tribunal de Paris, le 13 décembre 2013.
Dieudonné au tribunal de Paris, le 13 décembre 2013. — MEUNIER AURELIEN/SIPA

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après une plainte déposée mardi par Dieudonné pour menaces, a-t-on appris jeudi de source judiciaire, confirmant une information du jdd.fr.

Dans le viseur du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui étudie la possibilité de faire interdire ses spectacles, Dieudonné a plusieurs fois été condamné pour des propos jugés antisémites.

Selon la source judiciaire, il a déposé plainte mardi au commissariat du XIe arrondissement pour «menaces réitérées de destruction du théâtre de la Main d'Or», où il se produit à Paris, et «menaces de violences».

Contacté par l'AFP, son avocat, Me Jacques Verdier, n'a pas fait de commentaires. L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Une enquête déjà ouverte sur ses propos à l'encontre de Patrick Cohen

La BRDP est déjà en charge depuis lundi d'une enquête ouverte par le parquet de Paris sur des propos tenus par Dieudonné à l'encontre du journaliste de France Inter Patrick Cohen. Le 19 décembre, un reportage de «Complément d'enquête» sur France 2 le montrait s'en prendre au présentateur de la matinale de France Inter, au théâtre de la Main d'Or.

«Tu vois, lui, si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu'il ait le temps de faire sa valise.» «Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage», lançait Dieudonné, déclenchant des rires chez ses fans.

Radio France avait dénoncé ces faits au parquet, qui a également reçu un signalement du ministre de l'Intérieur dimanche. Selon une source proche du dossier, Manuel Valls y affirme que les propos sur Patrick Cohen ont été réitérés lors d'un spectacle du 27 décembre, rapport de police à l'appui. Le ministre évoque «d'autres paroles inadmissibles», selon la même source. Cette enquête est ouverte pour incitation à la haine raciale et injure raciale.

d'autres paroles inadmissibles", selon la même source. Cette enquête est ouverte pour incitation à la haine raciale et injure raciale.