Cyclone Bejisa à La Réunion: «Il y a déjà beaucoup de toitures et d'arbres arrachés»

TÉMOIGNAGES es internautes de «20 Minutes» font état des dégâts causés par le Cyclone Bejisa, qui se rapproche de La Réunion...

Cédric Garrofé

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La baie de Cap la Houssaye à La Réunion
La baie de Cap la Houssaye à La Réunion — Nathalie Delmas

L'île de la Réunion a été placée ce jeudi en alerte rouge à 10h00 (7h00 heure de Paris) alors que le cyclone Bejisa se rapproche dangereusement de l'île. Quelque 50.000 foyers sont d'ores et déjà privés d'électricité à 15h (12h heure de Paris).

>> Cyclone Bejisa: La Réunion placée en alerte rouge

>> [EN IMAGES] La Réunion retient son souffle

Des internautes qui se trouvent à la Réunion nous font vivre la situation sur place...

«Le plus dur reste à venir»

«Dans mon quartier, on a la chance d'avoir encore du courant, mais ça coupe de plus en plus», nous raconte David, cloîtré chez lui à Saint Paul, à l'ouest de l'île.

Il nous fait vivre le spectacle de ces rues vides, sans piétons ni voitures. «Nous n'avons pas le droit de sortir. Une voiture qui roule c'est 135 euros d'amende. Un piéton, 17 euros.»

Arrivé à la Réunion il y a quatorze ans, c'est le cinquième cyclone que l'internaute vit. «Pour le moment, je ne m'inquiète pas. Il y a un an jour pour jour, nous étions aussi en alerte. Après, le plus dur reste à venir, notamment quand le cyclone sera passé. Il n'y aura alors plus de courant, d'eau et la circulation sera impossible. La violence de la pluie fait toujours plus de dégât que celle du vent».

 Voici les premières images filmées par nos internautes

«On prie pour qu'il n'y ait pas trop de dégâts»

«Avec l'alerte rouge, la vie sur l'île s'est arrêtée brutalement», nous raconte Wendy, domiciliée au Nord de La Réunion.

En attendant que la situation s'améliore, la jeune fille de 29 ans reste avec sa famille, tuant le temps comme elle le peut. «On prie pour qu'il n'y ait pas trop de dégâts mais malheureusement, il y a déjà beaucoup de toitures et d'arbres arrachés. Le cyclone se rapproche et le pire, on le sait, est à venir.»

«Pour un métropolitain, il est rassurant de voir la quiétude des gens»

En vacances chez ses beaux-parents, Frédérik avait déjà tout prévu. «Je n’ai pas vraiment de soucis à me faire. J'ai un stock d'eau, de la nourriture et là où je suis, il y a un groupe électrogène, en cas de grosse coupure. D'après la radio, certains ne s'étaient pas mobilisés car ils doutaient de l'arrivée du cyclone!»

De sa fenêtre, il nous raconte voir des personnes sortir dehors, malgré les interdictions, pour «récupérer une poubelle», «mettre à l'abri des plantes» ou «se réfugier chez un voisin».

Avec la violence du vent et de la pluie, la patiente reste souvent de mise. Alors que faire? «On s'occupe en famille. Pour le moment l'électricité est là, alors on regarde des DVD. Après, on jouera aux cartes...»

«Les locaux ont l'habitude des cyclones ici. Il est rassurant de voir la quiétude des gens. Et c'est pourquoi je tiens à rassurer les gens qui se font du souci, en métropole» nous précise-t-il.

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