VIDEO. Libéré par «compassion»? Le père Georges nie avoir soigné des membres de Boko Haram

OTAGE Un membre de la secte islamiste l'avait affirmé plus tôt dans la journée, assurant que Georges Vandenbeusch avait été libéré «par compassion»...

avec AFP

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Le père Georges Vendenbeusch sur le plateau du JT de France 2 le 1er janvier 2014.
Le père Georges Vendenbeusch sur le plateau du JT de France 2 le 1er janvier 2014. — 20 MINUTES

Le prêtre français Georges Vandenbeusch a démenti mercredi soir avoir soigné des membres du groupe qui l'ont enlevé au Cameroun, comme l'avait affirmé plus tôt dans la journée un membre de l'organisation islamiste Boko Haram.

Invité du journal de 20h de France 2, l'ex-otage, qui est arrivé mercredi à l'aube en France après avoir été relâché par ses ravisseurs, a nié avoir soigné qui que ce soit. «Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne», a-t-il dit, répétant ce qu'il avait assuré à RTL ce mercredi.

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«Ils croyaient que j'étais enseignant ou docteur»

Plus tôt dans la journée, un membre de la secte jihadiste avait affirmé que «la direction (de Boko Haram) a décidé de libérer le prêtre par compassion. Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres (du groupe) malades pendant sa période de captivité. La direction a ressenti qu'il n'y a avait plus besoin de le garder».

Le père Georges a précisé que sa détention avait eu lieu en pleine nature, sous un arbre, sur une bâche dont il avait interdiction de s'éloigner. «Rien à faire, pas de radio à entendre. Une bâche de deux mètres sur trois, je tournais en rond toute la journée», a-t-il raconté, assurant avoir été bien traité et ne pas avoir été menacé. Le prêtre s'est dit persuadé avoir été kidnappé non pas en tant que Français ou que catholique mais en tant qu'Occidental.

«Je suis sûr que ce n'est pas un prêtre qu'ils sont venus chercher ni un chrétien mais un Occidental. Ils ne savaient même pas que j'étais Français. Ce n'était pas de l'hostilité envers les chrétiens ou spécifiquement envers les Français. Cela veut dire que tous les Occidentaux malheureusement là-bas doivent faire attention», a-t-il dit. «Ils croyaient que j'étais enseignant ou docteur, ils ont compris un peu après, en me voyant prier».